Bruxelles, 26/04/2012 (Agence Europe) - Le Premier ministre italien Mario Monti a joint sa voix à celle des dirigeants réclamant des mesures favorables à la croissance, jeudi 26 avril lors du Business Summit (EUROPE n°10602). « Nous accueillons favorablement l'accent mis par d'autres sur l'agenda en faveur de la croissance », a-t-il déclaré. Selon lui, un cadre stratégique doit être rapidement mis en œuvre au niveau européen pour stimuler l'activité économique sans remettre en cause la discipline budgétaire.
« Nous avons besoin de demande », a souligné M. Monti. Convaincu que « l'investissement public n'est pas nécessairement pire que la consommation privée », il a souhaité que l'investissement public soit traité « de façon plus appropriée dans les comptes nationaux ». Au niveau européen, il convient d'achever le marché unique et d'augmenter le « capital de la BEI » afin de stimuler les investissements dans les projets d'infrastructure. Ces sujets doivent être abordés de manière ouverte, non pas dans le but d'éluder la discipline budgétaire mais de rendre cette discipline soutenable et respectée à l'avenir parce qu'elle interviendra dans un contexte de croissance et pas de dépression économique, a souligné l'ancien commissaire européen. Et de rappeler les efforts entrepris en Italie pour respecter les objectifs budgétaires: flexibilisation du marché du travail, libéralisation de certains services, accélération des investissements dans les infrastructures.
Lors de la même conférence, le Premier ministre belge Elio di Rupo a repris à son compte les propos employés la veille par président de la BCE Mario Draghi qui a plaidé pour « un pacte européen sur la croissance ». Pour le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le débat sur la croissance n'a « jamais été absent » des préoccupations des leaders européens. « Il n'y a pas de formule magique »: les réformes structurelles prennent du temps comme leur impact sur la croissance et l'emploi, a-t-il estimé. (MB)