Bruxelles, 26/04/2012 (Agence Europe) - Sur fond de campagne électorale en France, des eurodéputés français socialistes et Verts craignent pour les montants alloués à la cohésion dans le budget de l'UE après 2013 en raison de l'attitude de certains pays, dont la France. « Nombreux sont les États membres qui défendent à la table du Conseil une réduction drastique du budget communautaire, en faisant de la politique de cohésion leur cible privilégiée », regrette Karima Delli (Verts/ALE, française), en référence au Conseil Affaires générales du 24 avril (EUROPE n°10601). Pour sa compatriote socialiste Estelle Grelier, membre de la commission du Budget, l'austérité imposée est en cause: « La politique de cohésion risque d'être la principale victime de ces raisonnements à courte-vue ». C'est surtout l'abandon éventuel de la proposition d'une catégorie de régions en transition qui chagrine ces députés, alors que 10 régions françaises seraient concernées. « Les égoïsmes nationaux menacent cet outil d'équité », juge Patrice Tirolien (S&D, français), membre de la commission du Développement régional. Catherine Trautmann, qui préside la délégation socialiste française au PE, est encore plus sévère quant à l'attitude de son propre pays: « La France fait semblant de soutenir, mollement et depuis peu, la création de la catégorie 'régions en transition', tout en demandant une diminution du budget de l'UE. Cette politique hypocrite conduit l'Europe à sa ruine ». (MD)