Bruxelles, 24/04/2012 (Agence Europe) - L'industrie du transport fait bloc contre d'éventuelles coupes budgétaires de l'UE dans les investissements en infrastructure. Une vingtaine d'associations représentant les intérêts du secteur du transport, tous modes confondus, plaident pour que le mécanisme pour l'interconnexion soit bien doté de 32 milliards d'euros, lors de la prochaine programmation financière, alors que les États membres veulent dégraisser le budget de l'Union. Ces groupes d'intérêt se sont alliés, et ont pour certains mis de côté leurs divergences, pour faire pression sur le Parlement européen, et surtout le Conseil de l'UE, afin que les infrastructures de transport ne soient pas délaissées dans les prévisions budgétaires.
Dans une lettre adressée à ces institutions, le 23 avril, ces associations partagent leur inquiétude au vu des maigres 32 milliards qui devraient soutenir des investissements dans le réseau transeuropéen de transport (RTE-T), lesquels sont pourtant évalués à 250 milliards d'euros par la Commission. Le consortium s'est opposé fermement à ce que ces 32 milliards fondent davantage au cours des négociations budgétaires, à la veille du Conseil affaires générales de ce 24 avril.
Ces organisations représentant les cyclistes (ECF), aussi bien que les marins (EBA), les routiers (IRU) ou encore les chambres de commerce (EUROCHAMBRES) pour n'en citer que quelques-unes, rappellent que leurs industries fournissent de l'emploi à pas moins de 10 millions de personnes et comptent pour 5% du PIB.
Le consortium insiste davantage encore en disant comprendre « les contraintes budgétaires auxquelles tous les gouvernements font face actuellement », en reconnaissant aussi que « les investissements dans le transport paient en retour sur le long terme ». Ces groupes d'intérêt pressent donc le Conseil et le Parlement de soutenir cette proposition de mécanisme pour l'interconnexion de l'Europe à tout prix, « sinon la proposition de revoir la politique du RTE-T restera un château de sable, au détriment de toute l'économie européenne ». (MD)