Bruxelles, 24/04/2012 (Agence Europe) - Les experts des pays de l'UE, réunis lundi 23 avril au sein du Comité spécial agriculture (CSA), ont poursuivi leurs débats sur les propositions relatives à la réforme de la PAC (politique agricole commune) en abordant certains thèmes liés au verdissement de certaines aides directes.
S'agissant des composantes obligatoires du verdissement, les discussions ont d'abord porté sur la diversification des cultures. Une très vaste majorité de délégations a estimé que la surface minimale (en terre arable) des exploitations concernées par les mesures d'écologisation devrait être bien supérieure aux 3 hectares proposés par la Commission. La plupart des pays plaident pour une limite identique pour tous de 10 ha au moins (Espagne, Portugal, Italie), 15 ha (Pologne, Roumanie, Allemagne, Pays-Bas), voire 20 ha (Royaume-Uni, Suède). Trois cultures arables sont prévues pour la diversification. Une majorité de pays affichent une préférence pour deux cultures seulement. Sur les prairies permanentes, une très large majorité de pays redoutent les charges administratives induites par une gestion des prairies à la parcelle ou l'exploitation telle que proposée par la Commission. Ils ont défendu le statu quo avec une gestion nationale ou régionale des prairies permanentes. Pour ce qui est des surfaces d'intérêt écologique (SIE), le pourcentage de 7% des surfaces éligibles devenant des SIE selon la proposition a été jugé excessif par une grande majorité de délégations. (LC)