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Bulletin Quotidien Europe N° 10601
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

L'UE prépare sa riposte contre le protectionnisme argentin

Bruxelles, 24/04/2012 (Agence Europe) - Pour contrer le protectionnisme croissant de l'Argentine depuis 2008, qu'illustre l'affaire de l'expropriation du pétrolier espagnol Repsol de sa filiale YPF, l'UE préparerait un recours à l'OMC contre les mesures restrictives à l'importation prises par Buenos Aires.

Selon une source européenne proche du dossier citée par l'agence Reuters, l'UE envisagerait de déposer une plainte à l'OMC contre les restrictions à l'importation de l'Argentine, et serait en quête de partenaires pour soutenir sa démarche. Un prochain recours de l'UE serait « une question de semaines ». Une information non confirmée mardi 24 avril par les services du commissaire au Commerce Karel De Gucht.

Emmenés par l'UE et les États-Unis, une douzaine de pays membres de l'OMC ont dénoncé fin mars les obstacles à l'importation dressés par l'Argentine depuis 2008. Dans une déclaration commune, l'Australie, la Corée du Sud, les États-Unis, Israël, le Japon, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, Panama, la Suisse, Taïwan, la Thaïlande et la Turquie, soutenus par le Mexique, ont fustigé l'extension « considérable » de la liste des produits soumis à des licences d'importation en Argentine, incluant les ordinateurs portables, les appareils électroménagers, les climatiseurs, les tracteurs, les machines et outils, les automobiles et pièces automobiles, les plastiques, les produits chimiques, les pneus, les jouets, les chaussures, textiles et vêtements, les bagages, les vélos et les produits du papier. Ces pays ont déploré l'annonce faite en janvier 2012 par Buenos Aires de nouveaux règlements visant à renforcer les exigences d'acceptation des produits, règlements qui créeront de longs délais et accentueront les coûts pour les exportateurs. Plusieurs pays en développement - la Chine, la Colombie, le Chili, le Pérou, la Malaisie, Singapour et Hong-Kong - ont aussi exprimé leurs préoccupations. De son côté, l'Argentine a maintenu que ses mesures étaient compatibles avec les règles de l'OMC.

Dans un courrier adressé le 19 avril au ministre argentin du Commerce Hector Timerman (EUROPE n° 10600), le commissaire De Gucht a dénoncé la série de mesures restrictives aux échanges prises par Buenos Aires (à laquelle est venue s'ajouter l'expropriation du pétrolier Repsol de sa filiale argentine YPF, décidée à la mi-avril par la présidente argentine Cristina Kirchner), en avertissant que l'UE « n'[excluait] aucune option pour résoudre cette question aux plans bilatéral et multilatéral ». (EH)

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