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Bulletin Quotidien Europe N° 10502
JOURNÉE POLITIQUE / (ae) ue/russie

Radoslaw Sikorski, renforcer les liens avec Moscou

Bruxelles, 23/11/2011 (Agence Europe) - Le ministre des Affaires étrangères polonais, Radoslaw Sikorski, a annoncé, mercredi 23 novembre, que l'Union européenne veut aider la Russie à « s'européaniser » et à renforcer ses liens avec elle « si elle le veut ». Devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, il a précisé qu'il faut « placer nos relations avec la Russie sur une base politique ferme » et il est nécessaire d' « accélérer pour aboutir à un accord de partenariat et d'association » qui sera « la base de nos relations ». Le ministre a précisé que les retards à ce sujet étaient dus aux « efforts » de Moscou pour adhérer à l'OMC. « Maintenant que c'est fait, on va pouvoir relancer les négociations », a-t-il dit. « Nous devons assortir le partenariat d'une conditionnalité pour faire mûrir les Russes », a-t-il ajouté. Il s'est aussi félicité de la possible facilitation du trafic local au niveau de la frontière avec l'enclave russe de Kaliningrad (voir autre nouvelle), espérant que le vote sur le sujet surviendrait avant la fin de la présidence polonaise.

Au sujet du Bélarus, qu'il a qualifié de « voisin embêtant », le ministre a précisé qu'il fallait continuer « d'encourager Minsk aux réformes ». Pour cela, la Pologne envisage un « paquet d'assistance pour un Bélarus démocratique », une fois les prisonniers politiques libérés et des efforts de réformes effectués. Ce serait un paquet d'assistance technique et financier pour l'aider à se démocratiser et donner plus de poids à la société civile, a précisé M. Sikorski.

Le ministre polonais espère aussi que le verdict contre l'ancienne Premier ministre ukrainien Iulia Timoshenko « n'arrêtera pas l'Ukraine dans son chemin vers la démocratie. L'accord d'association est une carotte trop précieuse, un outil persuasif pour convaincre les autorités ukrainiennes », a-t-il expliqué. M. Sikorski a précisé que l'accord d'association est un « instrument très fort, très puissant » car l'Ukraine devra respecter les principes inscrits dans l'accord en termes de démocratie et d'état de droit. Il a souligné que cet accord va permettre à Kiev de « se transformer » car le pays devra adopter 60% de l'acquis communautaire. (CG)

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