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Bulletin Quotidien Europe N° 10502
Sommaire Publication complète Par article 19 / 42
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/Énergie

Nucléaire, stress tests, résultats définitifs pour juin 2012

Bruxelles, 24/11/2011 (Agence Europe) - Lancés le 1er juin, les tests de résistance (stress tests) à divers risques - catastrophes naturelles, défaillances humaines ou actes malveillants - des centrales nucléaires hébergées dans l'UE sont en bonne voie. Après le rapport rendu le 31 octobre par leurs exploitants, celui des autorités nationales de sûreté est attendu pour la fin décembre. Après examen des rapports finaux nationaux par les pairs - des experts d'autres États membres et de la Commission européenne, l'exécutif européen présentera les résultats définitifs au Conseil européen de juin 2012.

Menés sur la base de critères communs convenus le 24 mai par le groupement européen des autorités nationales de sûreté (ENSREG) et la Commission, à la lumière de l'accident survenu en mars à la centrale de Fukushima Daiichi (Japon) après un séisme et un tsunami, les tests de résistance des 143 réacteurs en opération dans les 14 États membres de l'UE recourant à l'atome sont « en bonne voie », assure un rapport intermédiaire rendu par l'exécutif européen, le 24 novembre. « Les tests avancent conformément au calendrier prévu, les délais ont été tenus jusqu'à présent. Les exploitants nucléaires devaient envoyer un premier rapport pour le 15 août et les autorités nationales de sûreté ont envoyé leurs rapports intermédiaires à la Commission pour le 15 septembre », ont fait savoir jeudi les services du commissaire à l'Énergie Günther Oettinger. Les exploitants ont remis leur rapport final le 31 octobre, et les autorités nationales de sûreté rendront le leur le 31 décembre. Les rapports finaux nationaux des États membres recourant au nucléaire - Allemagne, Belgique, Bulgarie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Pays-Bas, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie et Suède, plus la Lituanie qui procède actuellement au déclassement de la dernière tranche de sa centrale d'Ignalina - feront ensuite l'objet d'un examen par les pairs menés par des experts d'autres États membres et un représentant de la Commission. L'exécutif européen en présentera les résultats définitifs aux dirigeants européens à leur réunion de juin 2012.

La gestion des menaces sur la sécurité - prévention d'actes délibérés et planification de la réaction face à de tels actes - est évaluée en parallèle dans le cadre d'un processus supervisé par le Conseil de l'UE. Le rapport sur l'avancement des travaux du groupe ad hoc du Conseil sur la sécurité nucléaire, joint au rapport intermédiaire de la Commission, précise que les États membres sont prêts à aller plus loin en tirant pleinement parti des mécanismes internationaux pertinents et en les renforçant.

De son côté, la Commission tire déjà les premières leçons des stress tests dans une communication qui identifie les domaines politiques dans lesquels elle juge nécessaire une action supplémentaire. Selon elle, une nouvelle législation communautaire sur la sûreté pourrait définir des critères communs pour le choix des sites, la conception, la construction et l'exploitation des centrales nucléaires. Des dispositions légales devraient aussi renforcer l'indépendance des autorités de sûreté qui délivrent les permis et effectuent des contrôles sur place. L'exécutif européen prône également une coordination accrue entre les États membres pour établir des plans de gestion des risques nucléaires transfrontaliers les préparant au mieux aux situations d'urgence et à la mise en place de réactions conjointes. Est également suggérée une approche commune de la responsabilité nucléaire, reposant sur le principe de la même indemnisation des victimes quel que soit leur pays de résidence. Enfin, la Commission défend l'idée de programmes de recherche de l'UE dotés d'un volet sur la sûreté. (EH)

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