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Bulletin Quotidien Europe N° 10502
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/grÈce

Le parti 'Nouvelle démocratie' apporte son soutien par écrit

Bruxelles, 24/11/2011 (Agence Europe) - Antonis Samaras, leader du parti conservateur grec 'Nouvelle démocratie', a fini par obtempérer. Après avoir longtemps refusé de le faire, il a adressé, mercredi 23 novembre, une lettre aux bailleurs de fonds internationaux de la Grèce - Commission européenne, BCE, FMI - dans laquelle il exprime son soutien en faveur de l'accord sur un 2ème sauvetage de la Grèce scellé fin octobre lors du sommet de l'Eurozone (EUROPE n°10483). Les trois principaux partis politiques demandent au gouvernement de Lucas Papademos de « matérialiser les décisions prises lors du Conseil européen du 26 octobre et de mettre en œuvre les politiques économiques liées à ces décisions », rappelle-t-il.

Le parti 'Nouvelle Démocratie' se dit « fermement engagé en faveur du succès de la consolidation budgétaire et des réformes structurelles, de la restauration de la confiance des marchés et de la stimulation de la croissance économique ». Il soutient à la fois « les objectifs de réduction du déficit » et de la dette publique ainsi que « les outils déjà mis en œuvre » à savoir « les coupes dans les dépenses publiques, la lutte contre l'évasion fiscale, les réformes structurelles, les programmes de privatisation ». Néanmoins, M. Samaras réitère son credo: « certaines politiques doivent être modifiées » tout en restant « strictement dans le cadre du programme » d'ajustement économique grec. Selon lui, l'excès d'impôt ne fait qu'alimenter la récession.

Cette lettre devrait ouvrir la voie au versement de la tranche d'aide de 8 milliards d'euros dont la Grèce a absolument besoin pour éviter la banqueroute courant décembre. Lundi 28 novembre, l'Eurogroupe pourrait donner son feu vert à la partie européenne de la tranche. Les bailleurs de fonds d'Athènes réclament un consensus politique en Grèce car ils veulent être certains que les décisions du sommet de l'Eurozone seront mises en œuvre quelle que soit l'issue des élections législatives grecques annoncées pour février prochain. En tête dans les sondages, le parti 'Nouvelle Démocratie' ne voulait donner aucun signe pouvant faire croire qu'il revient sur sa promesse de renégocier les mesures prises par le gouvernement précédent en échange de l'aide.

PSI. Pendant ce temps, le nouveau gouvernement grec négocie avec le secteur privé les conditions de l'échange de dette. Deux propositions se font face. Celle du gouvernement qui pousse pour une réduction importante de la valeur nominale des obligations grecques (perte sur la valeur actualisée de 60-65%, réinvestissement du solde dans de nouvelles obligations à 15-20 ans et versement de cash). Celle du secteur privé qui prône une décote moins importante (perte sur la valeur actualisée de 35-40%, réinvestissement dans des obligations à 22 ans rémunérées entre 5,5 et 7,5%). Objectif: parvenir à une réduction de la dette grecque de 50% de l'encours obligataire afin de ramener le stock de dette à 120% du PIB national d'ici 2020. (MB)

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