Bruxelles, 12/04/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a accueilli favorablement, lundi 12 avril, les mesures structurelles annoncées par Budapest dans le cadre du plan de réformes structurelles 'Széll Kálmán', du nom d'un ancien Premier ministre hongrois du début du XXème siècle qui a réduit sensiblement les déficits publics. « Je me félicite que la Hongrie ait lancé une stratégie de consolidation des finances publiques et de stimulation de l'emploi », déclare Olli Rehn, dans un communiqué. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires fait confiance aux autorités hongroises pour prendre des « mesures additionnelles » si nécessaire. Il souligne l'importance de fournir en Hongrie un environnement « stable et crédible pour les investisseurs nationaux et étrangers ». Une manière voilée de critiquer la taxe sur le secteur financier introduite en 2010 par les autorités hongroises.
Le ministre hongrois des Finances György Matolcsy a indiqué, le week-end dernier lors de la réunion informelle du Conseil ÉCOFIN, qu'il recommanderait au gouvernement de transformer en mécanisme permanent le fonds national de stabilité doté d'un milliard d'euros. Lors de leur dernière mission d'évaluation, la Commission et le FMI ont constaté que la croissance en Hongrie en 2010 avait été de 1,2%, un chiffre supérieur à celui attendu. Cette année, la croissance pourrait doubler et le chômage commencer à décliner. Le plan 'Széll Kálmán' prévoit des coupes dans les dépenses sociales, de retraite, dans l'administration territoriale et le secteur des transports. La Commission évaluera l'impact du plan sur le déficit hongrois pour 2011 dans le cadre de son analyse du programme hongrois de croissance et de stabilité et de son programme de réformes économiques, tous deux attendus pour fin avril. Même chose à travers ses prévisions de printemps attendues pour vendredi 13 mai. La Hongrie a utilisé 5,5 milliards d'euros de l'enveloppe de 6,5 milliards d'euros accordée fin 2008 par l'UE dans le cadre d'une aide financière internationale pouvant atteindre 25 milliards d'euros. (M.B.)