Bruxelles, 12/04/2011 (Agence Europe) - La Roumanie a besoin de modernisation, une modernisation qui doit se faire avec l'aide de la Commission. Les problèmes auxquels ce pays est confronté tournent principalement autour de ses capacités administratives au niveau régional et local. Telle est la teneur de l'échange de vues entre les membres de la commission du développement régional et le représentant du gouvernement roumain, mardi 12 avril à Bruxelles, sous la présidence de Danuta Hübner (PPE, polonaise). Danuta Hübner a jugé l'échange de vues « très utile ». Les députés s'attendent à d'autres progrès dans le domaine de l'absorption des fonds dont le taux doit être accéléré et estiment que la politique régionale est importante pour la Roumanie qui a besoin d'un rattrapage.
Outre son faible taux d'absorption, ou encore sa très mauvaise capacité administrative, les députés ont également l'impression qu'il y a beaucoup d 'argent européen dans les banques en Roumanie, et que l'on peut se poser la question de savoir ce qui se passe avec les taux d'intérêt. Par ailleurs, du côté de Bruxelles, certains députés rappellent qu'il faut aussi pouvoir déléguer aux niveaux local et régional.
En réponse, le représentant du gouvernement roumain a justifié: (1) la capacité administrative est très faible parce que nous avons des réticences à mettre les projets en œuvre. Raison ? Ceux qui travaillent pour les fonds européens ne sont pas bien payés et préfèrent dès lors travailler dans le privé (qui paye très bien) ; (2) la TVA relève du budget local. Depuis 2009, ce budget procure une avance de 15% pour des travaux et des conseils de consultance ; (3) les intérêts bancaires servent à financer des projets ; (4) les marchés publics: c'est un problème que la Roumanie connaîtra encore à l'avenir. Ce n'est pas le ministère qui organise les marchés publics, c'est le niveau local ; (5) la coopération avec la Commission (et son aide): il y a des projets qui sont vérifiés lorsque les fonds sont très élevés grâce au programme JASPERS. Pour les plans d'action régionaux, nous sommes en contact permanent avec la Commission.
S'exprimant « à titre personnel », le représentant hongrois a déclaré: « On recherche la cohérence. Actuellement, les régions n'ont pas la personnalité juridique (sous forme d'un gouverneur par exemple). Alors les autorités pourraient recevoir l'argent directement de l'Europe. Je crois que c'est cela l'avenir. C'est une question de volonté politique ». (G. B.)