Bruxelles, 12/04/2011 (Agence Europe) - Après sa rencontre mardi 12 avril à Tunis avec Béji Caied Essebsi, Premier ministre de la Tunisie, José Manuel Barroso a dit que la Tunisie a été le premier pays à entamer le processus de transition vers la démocratie et « je voudrais qu'elle soit l'exemple premier de la nouvelle génération de notre Partenariat » pour la démocratie et la prospérité.
Ce Partenariat doit s'articuler autour des trois grands axes suivants: - un soutien ciblé à la transition démocratique ; - un partenariat étroit avec la population ; - une stimulation de la croissance économique inclusive et de la création d'emplois.
Afin de mettre ces priorités en vigueur, la Commission réorientera les programmes d'aide, qui représentent 4 milliards d'euros en faveur des voisins du Sud pour la période 2011-2013. Pour la Tunisie même, il est prévu la mise à disposition d'une enveloppe supplémentaire de 140 millions d'euros au budget déjà alloué pour les années 2011-2013 (qui est de 257 millions).
« En même temps, l'Europe et la Tunisie aborderont la question de la migration dans ce même esprit constructif », a dit le président de la Commission européenne. Selon M. Barroso, la migration doit être regardée comme « un défi commun, une responsabilité partagée. Nous attendons de la Tunisie une action forte et claire en acceptant la réadmission de ses ressortissants qui se trouvent de manière irrégulière en Europe, ainsi que dans la lutte contre la migration irrégulière ». L'Europe est prête à aider la Tunisie avec des moyens supplémentaires, « mais il nous faut aussi que les autorités tunisiennes s'engagent davantage ». De plus, « l'émigration n'est pas la solution pour les défis économiques de ce pays. La solution de long terme est le développement économique et social qui se base sur les talents et l'énergie des Tunisiens. Nous sommes prêts à contribuer à cette relance économique et la lutte contre la pauvreté, y inclus par le biais de plus d'accès au marché », a conclu M. Barroso. (L.C.)