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Bulletin Quotidien Europe N° 10353
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/cÔte d'ivoire

L'UE durcit encore ses sanctions contre le camp Gbagbo

Bruxelles, 06/04/2011 (Agence Europe) - L'Union européenne a décidé, mercredi 6 avril, d'accroître la pression en montant d'un cran dans les sanctions imposées depuis le 5 janvier au camp Gbagbo. Sans débat, le Conseil a ajouté un nom à la liste des 85 personnes - dont Laurent Gbagbo lui-même - visées par des limitations de visa et le gel de leurs avoirs en Europe. Toutes ces personnes seront en outre soumises à une interdiction de prêts, tout comme sera interdit à quiconque l'achat d'obligations et de titres à ces personnes. Le but est de couper les vivres au gouvernement illégitime de Gbagbo, président autoproclamé. Des exemptions sont toutefois prévues pour garantir que les fonds nécessaires à des fins humanitaires puissent être mis à disposition

La gravité de la situation dans le pays, au lendemain des affrontements aux armes lourdes entre les partisans de Gbagbo et les forces d'Alassane Ouattara, président démocratiquement élu, a motivé cette décision du Conseil.

Elle intervient à l'heure où les armes se sont tues en Côte d'Ivoire après l'intervention conjuguée de l'ONUCI et de la force française Licorne, et où Laurent Gbagbo poursuit ses tractations pour négocier les conditions de sa reddition.

La décision du Conseil a été prise pour adapter les sanctions de l'UE à la résolution 1975 du Conseil de sécurité des Nations unies qui listait cinq personnes à sanctionner. Si l'UE n'a ajouté qu'un seul nom à sa liste, c'est que les quatre autres personnes étaient déjà visées par les sanctions européennes (liste adoptée le 4 janvier et élargie le 14 janvier (EUROPE n° 10294 et 10286). Le nouveau règlement relatif à ces sanctions sera publié au journal officiel de l'UE jeudi 7 avril.

Mardi 5 avril, Catherine Ashton, avait rencontré Jean, Ping, président de la commission de l'Union africaine et déclaré: « Nous sommes convenus que Laurent Gbagbo doit se retirer car c'est la seule issue à la crise actuelle, et que le travail doit maintenant commencer pour favoriser la relance et la réconciliation sous la conduite du président démocratiquement élu Alassane Ouattara. L'Union européenne et l'Union africaine coopéreront étroitement à ces efforts ». (A.N.)

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