Bruxelles, 15/02/2011 (Agence Europe) - Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a calmé le jeu dans la controverse opposant la Grèce à ses créanciers internationaux sur l'ampleur des privatisations prévues dans le cadre de la mise en œuvre du programme grec d'ajustement économique. « Il va sans dire que la Grèce sera la seule institution responsable à prendre les décisions à la base du programme de privatisation, y compris son calendrier, ses priorités et son étendue », a-t-il déclaré, lundi 14 février, à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe. Les autorités grecques ont jugé « inacceptable » l'attitude de la troïka (Commission européenne, BCE, FMI) lors de sa dernière mission consacrée à l'évaluation de la mise en œuvre du programme économique grec. Celle-ci avait annoncé une intensification du programme grec de privatisation, passant ainsi d'une enveloppe de 7 milliards d'euros sur trois ans à 50 milliards d'euros sur quatre ans. Elle avait également rendu un avis favorable sur les efforts entrepris par la Grèce, ouvrant ainsi la voie au versement d'une tranche d'aide de 15 milliards d'euros. (M.B.)