Bruxelles, 15/02/2011 (Agence Europe) - Les progrès économiques réalisés par le gouvernement d'union nationale au Zimbabwe justifient un allégement des sanctions appliquées à ce pays depuis 2002, estime le Conseil de l'UE. Aussi, a-t-il décidé mardi 15 février de retirer 35 noms de la liste des personnes et entreprises frappées par des limitations de visa et le gel de leurs avoirs (163 personnes sont toujours soumises à ces sanctions PESC, dites ciblées). Mais la suspension partielle de la coopération au développement avec ce pays (au titre de l'article 96 de l'accord de Cotonou) sera maintenue car il reste beaucoup à faire au plan politique. Cette mise à jour des sanctions - exercice annuel - est intervenue sans débat. « L'UE a pris note des progrès significatifs accomplis pour s'attaquer à la crise économique et améliorer la fourniture des services sociaux de base. L'UE a soutenu activement ce processus et demeure le principal fournisseur d'aide. Depuis le gouvernement d'Unité nationale, 365 millions d'euros ont été déboursés », souligne Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE. Elle précise que «davantage de réformes sont nécessaires concernant le respect de l'État de droit, des droits humains et de la démocratie pour créer un environnement propice à la tenue d'élections crédibles ». (A.N.)