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Bulletin Quotidien Europe N° 10316
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/tunisie

258 millions d'euros d'aide sur trois ans, 17 millions en urgence

Bruxelles, 15/02/2011 (Agence Europe) - Catherine Ashton, qui est passée lundi 14 février à Tunis, première étape de sa tournée dans la région (Israël, Palestine mais vraisemblablement pas l'Égypte), a eu, a-t-elle dit à la presse locale, des « réunions très constructives » avec le gouvernement de transition. Elle y a également rencontré les représentants d'associations de la société civile, dont la Ligue tunisienne des droits de l'Homme. Le message de la chef de la diplomatie européenne a été que « tous les acteurs politiques tunisiens et la société civile doivent continuer à travailler ensemble vers des élections libres et démocratiques plus tard dans l'année ». Et, a-t-elle affirmé: « L'UE est l'allié le plus puissant du peuple tunisien en direction de la démocratie ».

Concrètement, elle a annoncé l'augmentation du PIN (programme indicatif national, applicable sur 3 ans, de 2011 à 2013) de 18 millions d'euros (passant de 240 à 258 millions initialement). 17 millions d'euros sont accordés (en sus, croit-on savoir sous réserve de précision) au titre de l'aide d'urgence pour parer aux besoins immédiats. Et, elle a demandé à la BEI (Banque européenne d'investissement) de « mobiliser jusqu'à 1 milliard d'euros cette année pour la région du voisinage sud, centré tout d'abord sur la Tunisie ». Cette somme pourrait « servir à aider les PME et relancer l'infrastructure de transport ». L'objectif est « double »: d'abord, « aider à développer et étayer l'ouverture politique et la transition démocratique » et ensuite « appuyer le développement économique et social ». S'y ajoute « l'appui à la société civile (lequel) jouera un rôle important, ainsi qu'une aide au processus électoral et les actions visant ceux qui ont le plus besoin d'aide dans les régions les plus désavantagées ». Elle a proposé aux Tunisiens de « travailler ensemble pour l'organisation d'une conférence internationale en appui à l'investissement en Tunisie ». Et « nous sommes prêts à aller de l'avant avec le statut avancé et les négociations devraient être achevées par le nouveau gouvernement élu. Finalement, nous avons commencé à revoir toutes les politiques européennes et les instruments pour augmenter notre appui à la Tunisie (y compris les moyens d'aborder la mobilité et l'accès au marché) », a conclu Mme Ashton. Sa porte-parole a indiqué mardi 15 février à Bruxelles que la question de l'immigration a été évoquée et Mme Ashton a « demandé aux Tunisiens de gérer » le problème né d'un afflux de clandestins sur l'île italienne de Lampedusa, située au sud de la Sicile (voir autre nouvelle). (F.B.)

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