Bruxelles, 20/12/2010 (Agence Europe) - L'Union européenne « condamne le recours à la violence après les élections présidentielles » de dimanche 19 décembre au Bélarus. Lady Ashton, haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, dénonce, en particulier, dans une déclaration rendue publique par son porte-parole, « les coups » portés à plusieurs leaders de l'opposition, parmi lesquels des candidats à la présidence, « et leur détention ». Catherine Ashton invite les autorités biélorusses « à la libération immédiate » des personnes arrêtées.
Le haut représentant regrette que les derniers événements ne confirment pas « le progrès relatif que nous avions remarqué » à l'approche du vote et se borne à « prendre note » des résultats électoraux annoncés par les autorités: « Nous attendons maintenant les premiers rapports des observateurs internationaux avant de donner une évaluation de la façon dont se sont tenues les élections ».
Le président du Parlement européen M. Jerzy Buzek a suivi de très près les élections au Bélarus et a publié des déclarations à deux reprises, le dimanche 19 et le lundi 20. M. Buzek condamne « la vile attaque » contre un candidat à la présidence « sans défense » et juge cette attitude « inacceptable pour la communauté internationale ». Plus tard, M. Buzek a condamné les élections et demandé la cessation immédiate de toute violence contre les activistes de l'opposition.
La violence qui a marqué le vote a aussi fait l'objet d'une déclaration du président du PPE M. Wilfried Martens, selon lequel ce qui vient d'arriver à Minsk « est vraiment déplorable »: « Une offense à l'Union européenne et au Monde démocratique dans son ensemble ». (Gp)