Bruxelles, 18/11/2010 (Agence Europe) - La Malaisie et l'Indonésie, qui fournissent à elles seules 90% de la production mondiale d'huile de palme, ne sont pas près d'accepter que l'UE entrave leurs exportations via les critères de durabilité des biocarburants introduits dans la directive 2009/28/CE sur la promotion des énergies renouvelables. Ils l'ont réitéré le 16 novembre à Bruxelles. Une délégation conjointe composée de Tan Sri Bernard Dompok, ministre malaisien de l'Industrie des plantations et des produits de base et Dr Bayu Krinamurthi, vice-ministre indonésien de l'Agriculture, a rencontré les commissaires Janez Potocnik (Environnement), Connie Hedegaard (Climat), Günther Oettinger (Énergie), Nirj Deva, vice- président de la commission du développement du Parlement, et Paolo De Castro, président de la commission de l'agriculture du PE.
Selon la Malaisie et d'Indonésie, les critères établis par la directive européenne pour l'utilisation de l'huile de palme comme matière première pour la production de biocarburants pourraient être contraires aux règles de l'OMC en ce qu'ils « pourraient constituer une barrière non-tarifaire aux importations d'huile de palme dans l'UE ». Les deux pays considèrent que les dispositions de cette directive sont « discriminatoires à l'égard des producteurs d'huile de palme par rapport à d'autre huiles utilisées comme matières premières pour la production de biocarburants ». Aussi, vont-ils « surveiller la mise en oeuvre de cette directive qui débutera le 5 décembre 2010 pour évaluer ses implications sur les importations et l'utilisation de l'huile de palme pour la production d'agrocarburants ». Ce sont les termes de la déclaration conjointe publiée à l'issue de leur visite à Bruxelles. (A.N.)