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Bulletin Quotidien Europe N° 10259
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/haÏti

L'UE intensifie son aide pour endiguer l'épidémie de choléra

Bruxelles, 18/11/2010 (Agence Europe) - L'Union européenne, déjà sur le pont pour aider Haïti à combattre l'épidémie de choléra, intensifie son aide à ce pays, frappé par la catastrophe sanitaire tant redoutée après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier. C'est un message de solidarité et un sentiment d'urgence qu'a exprimés Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la Coopération internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises, jeudi 18 novembre à Bruxelles, en faisant le point devant la presse sur la réponse européenne à la situation qui s'aggrave en Haïti. «Nous sommes dans une période critique. Il faut que la communauté internationale se mobilise », a lancé la commissaire. Face à l'ampleur de l'épidémie qui a gagné la quasi-totalité du pays, les priorités de l'UE sont la prévention, l'accès à l'eau potable et la contribution aux campagnes de sensibilisation aux mesures d'hygiène et aux modes de propagation de la maladie, a-t-elle indiqué.

« La situation se détériore. La semaine dernière, le nombre de victimes de l'épidémie a explosé. Les autorités sanitaires parlent de 1000 décès et plus de 10 000 personnes infectées. Le choléra a atteint six des communautés de Port-au-Prince. En dépit de l'aide internationale, les centres épidémiologiques sont dépassés, car le choléra avait disparu depuis des années de Haïti. On essaie de mobiliser toutes les ressources », a expliqué Mme Georgieva, extrêmement préoccupée.

La Commission européenne a renforcé son aide humanitaire à Haïti en dépêchant sur place de nouveaux experts médicaux qui sont en contact avec le bureau des Nations unies pour la coordination de l'aide (OCHA). Elle a également mobilisé 12 millions d'euros pour les partenaires humanitaires d'ECHO sur le terrain. Pour l'heure, les agences des Nations unies ont accès à tout le territoire, mais dans la perspective des élections prévues le 28 novembre, des problèmes d'insécurité pourraient entraver leur travail. « Il faut rester vigilant », avertit Mme Georgieva.

Le centre d'information et de suivi (MIC) du mécanisme de protection civile de l'UE, activé le 5 novembre pour répondre à la demande d'assistance des autorités haïtiennes (EUROPE n°10252), a déjà acheminé de l'aide en nature offerte par la France. D'autres États membres sont sur le point de faire de même. La Commission se concentre sur les priorités médicales et paramédicales comme les soins à prodiguer rapidement aux malades pour sauver des vies, l'assainissement de l'eau, la purification de l'eau, la fabrication de tablettes de purification et les campagnes de sensibilisation des populations, le soutien aux centres épidémiologiques qui enquêtent sur les foyers sources du choléra.

L'ONU chiffre à quelque 164 millions de dollars les besoins en financement pour endiguer le choléra. « Il faut faire parvenir l'argent vers les foyers d'épidémie », souligne la commissaire. Mais la priorité des priorités, c'est l'aide en nature. « Nous misons sur la purification de l'eau plutôt que sur l'eau en bouteille car plusieurs stations de purification sont installées sur place pour faciliter l'accès à l'eau potable dans les camps ». Quant aux tablettes de purification, « ce sont les systèmes de purification les plus mobiles », explique Kristalina Georgieva.

C'est dans les régions frappées par le tremblement de terre que les risques sont les plus grands. Mais dans les régions épargnées par le séisme, il y a peu de services médicaux. « C'est là qu'on a besoin d'assistance », précise la commissaire. Cela donne une idée de la complexité de la situation. (A.N.)

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