Bruxelles, 18/11/2010 (Agence Europe) - Les actionnaires du futur gazoduc italo-russe South Stream en Bulgarie veulent garder le contrôle du réseau à hauteur de 70% et limiter son accès aux tiers.
Selon le ministre bulgare de l'Énergie Traicho Traikov, les énergéticiens bulgare Bulgarian Energy Holding et russe Gazprom, qui détiendront chacun 50% de la société mixte appelée à réaliser les études et la construction puis exploiter le tronçon bulgare du gazoduc South Stream, qui doit acheminer du gaz russe vers l'Europe de l'Ouest en évitant l'Ukraine, vont demander à l'UE la possibilité de garder le contrôle du réseau jusqu'à hauteur de 70%, et de limiter son accès aux opérateurs tiers. « Le consortium (russo-bulgare) va demander à la Commission européenne une dérogation » à la règle issue du processus de libéralisation du marché intérieur de l'énergie, qui impose l'accès non discriminatoire au réseau pour les tiers, a indiqué le 16 novembre à la presse le ministre bulgare. L'exécutif européen « recevra une demande pour réserver 50, 60 ou 70% de la capacité du gazoduc à ses propriétaires et libéraliser le reste », a poursuivi M. Traikov.
Piloté par Gazprom et l'italien ENI, South Stream aura une capacité de 63 milliards de m3 par an. Son tronçon bulgare devrait être mis en service fin 2015, pour une opérabilité générale d'ici 2018. (E.H.)