Bruxelles, 18/11/2010 (Agence Europe) - La lutte contre le dopage dans le sport est devenue indispensable face à l'évolution rapide de la recherche illicite pour développer de nouveaux produits dopants de plus en plus difficilement détectables. Par ailleurs, le monde du sport, les États membres et les instances internationales doivent travailler main dans la main pour établir des stratégies communes afin de mettre fin à ces pratiques qui entachent les compétitions et mettent gravement en danger la santé des athlètes. Ces stratégies ne peuvent toutefois pas porter atteinte aux droits à la vie privée et à la protection des données personnelles des sportifs. Ces questions étaient à l'ordre du jour du Conseil Sport de jeudi 18 novembre et les ministres ont adopté des conclusions sur le rôle de l'Union européenne dans la lutte contre le dopage au niveau international. Pour rappel, le Traité de Lisbonne envisage pour la première fois une compétence communautaire en matière de sport et un cadre de coopération a été esquissé. La dimension européenne du sport doit être développée dans le respect des valeurs de fair-play et de coopération entre les instances sportives, dans l'objectif de protéger l'intégrité physique et morale des sportifs, en particulier les jeunes et les femmes, rappelle le Conseil dans ses conclusions. Celles-ci réaffirment la nécessité pour les États membres et l'UE de coordonner leurs positions en amont des réunions de l'Agence mondiale antidopage (AMA), dans le respect des dispositions communautaires existantes notamment pour ce qui concerne la libre circulation des athlètes et la protection de la vie privée. Les opinions de l'UE et de ses États membres doivent peser dans les décisions et les délibérations de l'AMA, affirme le Conseil. (I.L.)