Bruxelles, 16/11/2010 (Agence Europe) - Le président du Conseil européen met en garde contre la création de ressources propres pour financer le budget de l'UE, comme le réclame notamment le Parlement européen dans les négociations actuelles sur le budget 2011 (voir autre nouvelle). Herman Van Rompuy craint en particulier une perte de solidarité entre pays membres riches et moins riches mais se dit tout de même ouvert à discuter la question. « Nous devons être très prudents si nous voulons changer la manière de financer le budget de l'Union. L'une de nos principales ressources actuelles est basée sur le PIB des États membres qui reflète leur capacité à contribuer (au budget). Si vous remplacez ces contributions basées sur le PIB par une taxe européenne (…) vous avez peut-être plus de responsabilité (…) mais le résultat peut aussi être une perte de solidarité » entre États membres, a dit M. Van Rompuy devant le European Policy Centre (EPC) le 16 novembre à Bruxelles. « Ma position sur cette question délicate, à ce stade, est de dire: discutons-en. Nous ne pouvons éviter cette discussion mais soyons prudents au moment de décider sur de nouveaux moyens et instruments pour financer notre budget. Nous devons rester ouverts à la discussion », a dit le président du Conseil européen.
Un an de Traité de Lisbonne. Un an après sa désignation à la tête du Conseil européen (19 novembre 2009), M. Van Rompuy a aussi tiré un bilan de sa première année de travail marquée par la crise de la zone euro. « C'était une période de survie et ce n'est pas encore terminé », a-t-il dit. La zone euro et l'UE tout entière avec elle « ne survivront » pas si les problèmes budgétaires actuels de certains pays ne sont pas résolus, a mis en garde M. Van Rompuy. « Mais j'ai confiance dans le fait que nous allons surmonter cela », a-t-il néanmoins ajouté. (H.B.)