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Bulletin Quotidien Europe N° 10257
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Écofin/climat

Contribution des grands argentiers pour Cancún

Bruxelles, 16/11/2010 (Agence Europe) - Les ministres des Finances de l'UE compétents pour le financement de la lutte contre le changement climatique affineront, mercredi à Bruxelles, leur contribution à la conférence climatique mondiale de Cancún (COP 16, 29 novembre-10 décembre).

Les conclusions qu'ils adopteront sur la concrétisation de l'engagement souscrit par l'UE de verser aux pays en développement vulnérables au changement climatique 7,2 milliards d'euros sur trois ans (2010-2012) seront décisives (EUROPE n° 10256). Elles permettront en effet de donner corps à l'engagement de l'UE, confirmé au plus haut niveau par les chefs d'État et de gouvernement des 27, de présenter à Cancun, et chaque année, par la suite, un rapport complet et transparent sur la mise en œuvre du 'financement à mise en œuvre rapide' pour soutenir les efforts d'adaptation et d'atténuation des pays pauvres (EUROPE n°10247). La transparence est une exigence chère aux pays en développement impatients de connaître, par pays et projet, si le financement prévu dans l'Accord de Copenhague (30 milliards de dollars sur trois ans promis collectivement par les pays développés) est bien de l'argent frais.

Dans ses conclusions, le Conseil ÉCOFIN soulignera que l'UE et ses États membres ont bien progressé dans la concrétisation de leur engagement. Il invitera la Commission à intégrer un volet sur 'le financement à mise en oeuvre rapide' dans son rapport annuel sur la responsabilisation et le financement du développement, et à prévoir, si besoin en est, une mise à jour en fin d'année pour la conférence de Cancún. Il réaffirmera sa volonté de voir créer le Fonds de Copenhague pour le climat et son souhait qu'à Cancún, le nécessaire soit fait pour le rendre opérationnel en 2011 lors de la COP 17.

S'agissant du financement à long terme en faveur des pays en développement (les 100 milliards de dollars par an à l'horizon 2020), le Conseil insistera sur l'importance de renforcer le rôle du secteur privé - et notamment des marchés du carbone - pour dégager des fonds, et la nécessité de mobiliser des sources innovantes de financement public. La mobilisation de recettes supplémentaires, pour aussi indispensable qu'elle soit, ne devra pas compromettre l'assainissement et la viabilité budgétaires, devrait préciser le Conseil. (A.N.)

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