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Bulletin Quotidien Europe N° 9693
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INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) banques

Les banques britanniques sont les plus durement touchées par la crise. - Depuis début janvier, les banques européennes ont perdu 32,1% de leur valeur boursière indique le quotidien Les Echos. Après un sursaut positif début mai, la tendance sur les marchés est redevenue très sombre avec la hausse continue du prix du pétrole, le réveil de l'inflation et la perspective d'une remontée des taux. Au palmarès des plus fortes baisses depuis cette année figurent les trois grandes banques britanniques Alliance & Leicester (-54%), HBOS (-63%) et Bradford & Bingley (-76%). Pas moins de cinq banques d'Outre-Manche figurent même dans les dix plus fortes baisses européennes. Les banques britanniques ont été, après les banques américaines, les plus directement touchées par la crise des crédits hypothécaires et ont essuyé une crise de confiance symbolisée par la chute de Northern Rock et souffert d'une sous-capitalisation générale. Ainsi, des banques renommées telles que Royal Bank of Scotland (-43%) ou Barclays (-40%) affichent des performances boursières parmi les plus médiocres des grandes banques européennes. Les tentatives de recapitalisation ne suffisent pas: la levée de 4,5 milliards de livres sterling de Barclays a ainsi été jugée insuffisante. Seules Natexis (-44%), Dexia (-40%), Fortis (-40%) et la Société Générale (-41%) ont, parmi les grandes banques européennes, cédé autant de terrain en six mois pour des raisons diverses. S'en sortent le mieux: HSBC (capitalisation boursière de 119,191 milliards d'euros), Santander (73,300 milliards d'euros) et BNP Paribas (52,834 milliards d'euros). (I.L.)

 

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