Bruxelles, 29/06/2009 (Agence Europe) - Les négociations entre la communauté internationale et l'Iran sur son programme nucléaire devraient reprendre rapidement en dépit des troubles politiques qui ont suivi les récentes élections présidentielles, estime le Haut représentant de l'UE pour la PESC. « Nous souhaiterions avoir rapidement la possibilité de reprendre les discussions multilatérales avec l'Iran sur le nucléaire », a déclaré Javier Solana à la presse ce week-end à Corfou où il participait à la réunion ministérielle de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Interrogé sur les contestations du résultat électoral, M. Solana a souligné ne pas vouloir « interférer dans une affaire intérieure » iranienne mais il a tout de même condamné la manière dont les autorités iraniennes ont réprimé les manifestations post-électorales. Carl Bildt, le ministre suédois des Affaires étrangères, qui présidera le Conseil de l'UE à partir du mercredi 1er juillet, a été moins diplomate. « À l'évidence, le régime iranien tente de maintenir sa position par une répression très dure. Mais il ne peut dissimuler le fait qu'il s'agit d'un régime affaibli. Il a perdu sa légitimité tant à l'intérieur qu'à l'extérieur », a-t-il dit. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE, qui étaient tous à Corfou dimanche, ont aussi exigé la libération immédiate de plusieurs employés iraniens de l'ambassade du Royaume-Uni à Téhéran et d'un journaliste grec, arrêtés par les autorités pour leur prétendue implication dans le mouvement de contestation en Iran. « L'UE exhorte l'Iran et ses autorités à cesser les hostilités contre des États membres de l'UE ainsi que contre des pays partenaires de l'UE et contre leurs ressortissants », a déclaré le ministre tchèque Jan Kohout, qui préside actuellement le Conseil de l'UE. Lundi 29 juin, au moins cinq des neuf employés de l'ambassade britannique ont été libérés. (H.B.)