login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9931
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Économie

La Commission estime que « le pire est derrière nous » en termes de contraction du PIB mais attention aux finances publiques

Bruxelles, 29/06/2009 (Agence Europe) - La zone euro est encore « au milieu » de la crise économique, mais une amélioration est visible depuis les dernières semaines, notamment « un certain degré de stabilisation du système financier », lit-on dans le dernier rapport trimestriel sur la zone euro, publié lundi 29 juin par la Commission européenne, et qui contient par ailleurs une première évaluation de l'efficacité des mesures d'aide mises en œuvre par les États membres pour aider le secteur bancaire. « Le pire semble être derrière nous en termes de contraction du produit intérieur brut et nos prévisions tablent sur une reprise timide en 2010 », écrit Marco Buti, le directeur général de la DG Économie et Affaires financières à la Commission, dans l'éditorial qui résume le rapport.

La Commission reste tout de même très prudente, en rappelant qu'il est prématuré de penser que la crise est terminée. L'activité économique reste très déprimée, avec un PIB au premier trimestre 2009 en recul de 2,5% en zone euro comparé au premier trimestre 2008 (la chute du PIB a été très forte en Slovaquie, avec -11,4%, en Slovénie, avec -6,4%, et en Allemagne, avec -3,8%). En cause surtout: la forte chute des investissements. Sur l'ensemble de l'année 2009, la Commission continue de tabler (conformément à ses prévisions économiques) sur une chute de 4% de la croissance en zone euro, et -0,1% en 2010.

Les vastes mesures d'aide au secteur bancaire mises en œuvre par les États membres à l'automne 2008 ont permis d'éviter un effondrement du système financier. Ces mesures (recapitalisation, garanties de paiement et « sauvetage d'actifs »…) ont eu un effet positif sur les fonds propres des établissements bancaires et sur l'accès de ces derniers au financement de marché. La Commission note aussi une « nette amélioration » du fonctionnement des marchés interbancaires. Toutefois, la situation demeure fragile. En particulier, d'importantes dépréciations d'actifs devraient encore se produire, signale la Commission.

Forte pression sur les finances publiques. La politique budgétaire soutient fortement l'activité économique de la zone euro et la pression sur les finances publiques ne cesse d'augmenter. Par rapport à l'année 2007 (66% du PIB), la dette publique au sein de la zone euro devrait augmenter de 18 points de pourcentage, pour passer à 84 % du PIB en 2010. La dette italienne devrait ainsi passer de 103,5 en 2007 à 116,1% du PIB en 2010, celle de la Belgique de 84 en 2007 à 100,9 en 2010 et celle de la France de 63,8 à 86%. La dette publique « poursuivra son ascension les années suivantes », estime la Commission. Le déficit public au sein de la zone euro était de -0,6% du PIB en 2007 et il est attendu à -6,5% en 2010 (après -5,3% en 2009 et -1,9% en 2008).

Indépendamment de la crise, le vieillissement démographique devrait peser lourdement sur la croissance durant les prochaines décennies. Ses effets se feront d'ailleurs sentir dès 2020. Le rapport est disponible sur Internet (http://www.ec.europa.eu/economy_finance/thematic_articles/article15481_en.htm ). (L.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE