Bruxelles, 29/06/2009 (Agence Europe) - Dans son programme de travail (1er juillet - 31 décembre 2009), la Présidence suédoise de l'UE appelle à la continuité du travail mené par la Présidence tchèque, et donc à tout faire pour sortir de la crise. Pour que l'UE soit en mesure d'affronter la crise de manière efficace, elle devra faire preuve d'une capacité d'action commune aussi bien dans le secteur économique et financier que sur le marché du travail.
De manière générale, la Présidence suédoise accordera la priorité aux actions portant sur le marché du travail et permettant de limiter le chômage, de réduire l'exclusion et de réintégrer les gens dans le marché du travail, tout en posant les bases nécessaire pour atteindre un taux d'emploi élevé et durable sur le long terme. La Présidence estime entre autres qu'il faut renforcer l'emploi du particulier ainsi que sa position sur le marché du travail. Une politique active de l'emploi pour plus de reconversion et de mobilité sur le marché du travail de l'UE, une correspondance plus efficace ainsi qu'un développement accru des compétences et davantage d'entrepreneurs sont d'autres facteurs importants dans la gestion de la crise de l'emploi, aussi bien à court qu'à long terme. S'agissant des entreprises, outre la stabilité financière et un accès facilité au capital, la Présidence juge important de travailler à la simplification des réglementations et à la mise en place de meilleures conditions pour les petites entreprises. Des marchés du travail qui fonctionnent bien, avec des systèmes modernes de protection sociale, facilitent la reconversion des entreprises et des particuliers. Le vieillissement de la population va devenir un défi de taille au cours des dix prochaines années. La Présidence suédoise contribuera à poser les bases de la prochaine stratégie à long terme pour la croissance et l'emploi, c'est-à-dire celle qui prendra la relève de la stratégie de Lisbonne, écrit la Présidence dans son programme. Une stratégie dont le professeur Maria João Rodrigues, conseillère spéciale auprès de la Commission européenne et de la Présidence de l'UE, a expliqué à EUROPE les tenants et aboutissants (EUROPE n° 9894). L'objectif des travaux est de se mettre d'accord, sous Présidence suédoise, sur les défis globaux et les orientations à suivre. La décision concernant la stratégie de Lisbonne post-2010 sera prise au cours de la Présidence espagnole de l'UE, tel qu'annoncé par Mme Rodrigues.
Plus particulièrement, au niveau du Conseil Emploi, Affaires sociales, Santé, Consommateurs (EPSCO), la Présidence suédoise travaillera pour:
(1) le plein emploi et la réduction de l'exclusion: la Présidence veut créer une base stable pour protéger les marchés du travail et les systèmes de protection sociale en Europe et œuvrera pour garantir que l'UE agisse de manière coordonnée et responsable pour sauvegarder l'emploi et les systèmes de protection sociale à long terme en Europe. Son objectif sera celui du plein emploi et de marchés du travail plus inclusifs dans le cadre du Conseil EPSCO. Son but consiste à adopter des conclusions en vue du Conseil européen sur la nouvelle stratégie européenne pour la croissance et pour l'emploi au cours des dix prochaines années (stratégie de Lisbonne post-2010) ;
(2) un vieillissement dans la santé et dans la dignité pour les personnes âgées de l'UE. Pour cela, la Présidence estime important de parvenir à une meilleure coopération des professionnels de la santé et du secteur social et de mettre la personne âgée au cœur de ses activités ;
(3) une véritable égalité des chances et une meilleure protection contre la discrimination. L'importance de l'égalité des chances pour la croissance économique et l'emploi sera au cœur des travaux des ministres de l'Égalité des chances. Des avancées en matière d'égalité des chances contribuent à une société caractérisée par la cohésion sociale, un taux élevé d'emploi et une croissance économique durable, insiste la Présidence qui œuvrera en outre pour l'adoption de décisions concernant deux propositions de directives qui devraient, d'une part, donner de meilleures possibilités de concilier travail et vie de famille et, d'autre part, accorder une meilleure protection en termes de santé et de protection: le traitement équitable des femmes et des hommes qui sont des travailleurs indépendants ainsi que des mesures visant à améliorer la sécurité et la santé sur le lieu de travail des salariées enceintes, venant de donner naissance ou allaitant. La lutte contre toutes les formes de discriminations est une priorité. La Présidence œuvrera pour l'adoption de la directive sur le traitement équitable des personnes sans distinction de confession ou de conviction, de handicap, d'âge ou de préférence sexuelle.
Parmi les conférences importantes, citons la 8ème table ronde européenne sur le thème « Pauvreté et exclusion sociale » (15-16 octobre, Stockholm) et le Sommet de l'Égalité (16-17 novembre, Stockholm). (G. B.)