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Bulletin Quotidien Europe N° 9931
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/jai

La Commission déplore le projet d'introduction d'une taxe à l'entrée des États-Unis et évoque de possibles mesures de rétorsion

Bruxelles, 29/06/2009 (Agence Europe) - L'ambassadeur John Bruton, chef de la délégation de la Commission européenne des États-Unis, a exprimé, jeudi 25 juin, ses vives inquiétudes à propos d'une nouvelle loi en préparation au Congrès - « Travel Promotion Act » de 2009 - qui prévoit le paiement d'une taxe de 10 dollars pour entrer aux États-Unis et faire la promotion touristique du pays. Cette taxe s'appliquera aux touristes et aux hommes d'affaires qui viennent d'un pays bénéficiant de l'exemption de visa, comme c'est le cas dans 22 pays de l'UE. « Faire payer 10 dollars par passager revient simplement à ériger une barrière pour voyager aux États-Unis et serait un pas en arrière dans notre effort commun visant à faciliter la mobilité transatlantique », a déclaré M. Bruton. « Une fois introduite, la taxe de séjour pourrait être augmentée pour répondre à des besoins de financement indépendant (…) Cette taxe, qui ne s'appliquera que pour les non-Américains qui viennent aux États-Unis et non pas aux Américains, est donc discriminatoire », a-t-il déploré. Par ailleurs, l'introduction de cette taxe devrait servir à financer en partie le système électronique d'autorisation de voyage (ESTA) exigé depuis début janvier par les États-Unis pour entrer sur le territoire américain. « L'imposition de la taxe est un changement dans le protocole en vertu duquel l'ESTA a été établi comme un programme de sécurité par les États-Unis », a souligné M. Bruton. Et de rappeler: « L'ESTA reste impopulaire en Europe. Imposer ainsi une taxe n'arrangera pas les choses ». Pour lui, « cela risque de compromettre les objectifs de sécurité du système » car le lien entre la taxe de séjour et l'ESTA pourrait décourager les voyageurs d'inscrire leurs informations à l'avance pour éviter de perdre la taxe si elles finissent par ne pas voyager. « La Commission européenne devrait également réexaminer si l'ESTA peut être considéré comme un visa déguisé, avec des conséquences potentiellement négatives sur la réciprocité des voyages sans visas entre l'Union européenne et les États-Unis », a averti l'ambassadeur. « En outre, nous craignons qu'avec la création de cette taxe d'entrée par le Congrès, il y ait une demande (de la part de l'Union européenne) pour que les Américains paient les mêmes frais de voyage pour se rendre en Europe, ce qui pourrait encore faire baisser davantage les voyages transatlantiques ». Près de 13 millions d'Européens se sont rendus l'an dernier aux États-Unis. (B.C.)

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