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Bulletin Quotidien Europe N° 9918
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

Les ONG dénoncent « l'inertie » de l'UE en matière d'appui financier aux pays pauvres - Le Conseil européen doit s'engager sur des chiffres

Bruxelles, 10/06/2009 (Agence Europe) - Alors que les négociations climatiques internationales sont en cours à Bonn (1er -12 juin) pour préparer la conclusion d'un accord global à Copenhague en décembre, les ONG sont déçues par les conclusions du Conseil ÉCOFIN sur le financement des mesures de lutte contre le changement climatique qui, comme prévu, ne mentionnent aucun chiffre concernant l'aide aux pays en développement (voir nouvelle précédente). « L'inertie des ministres des Finances de l'UE menace de faire dérailler les négociations internationales », avertit Can Europe (Climate Action Network Europe). Les ONG de ce réseau déplorent que les ministres soient restés sourds aux recommandations de leurs propres experts qui ont chiffré à 100 milliards d'euros par an d'ici à 2020 le montant requis pour aider les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et qu'ils n'aient pris aucun engagement quantifié concernant le financement public additionnel requis pour l'adaptation dans les pays en développement. Les ONG sont en revanche satisfaites des progrès du Conseil ÉCOFIN vers un consensus sur les critères de partage de la charge pour le financement international des mesures climatiques.

« La conférence de Copenhague, c'est demain. La Commission européenne, elle-même, a dit: 'pas d'argent, pas d'accord climatique' (selon les termes utilisés le 28 janvier dernier par le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas - EUROPE n° 9828: NDLR). Il est temps que les chefs d'État et de gouvernement mettent sur la table des engagements financiers clairs et remboursent aux pays en développement leur dette carbone », souligne Matthias Duwe, directeur de CAN Europe.

Can Europe appelle le Conseil européen des 18 et 19 juin à se mettre d'accord sur: - une contribution adéquate de fonds publics de l'ordre de 35 milliards d'euros par an pour financer les actions climatiques dans les pays en développement ; - un mécanisme robuste pour lever des fonds publics prévisibles sous les auspices des Nations unies, comme un mécanisme lié à la mise aux enchères, une taxe ou la vente des permis d'émissions, - une garantie que tout financement sera constitué d'argent frais, additionnel aux engagements d'aide existants de l'UE.

Les ONG estiment que la contribution en financements publics des pays industrialisés devrait être de 110 milliards par an d'ici à 2020 pour soutenir les mesures d'atténuation dans les pays en développement - dont 40 milliards par an sont dès à présent requis pour l'adaptation aux impacts déjà inévitables du changement climatique. (A.N.)

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