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Bulletin Quotidien Europe N° 9918
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/traitÉ de lisbonne

Avec le retrait de Declan Ganley, la campagne du « non » en Irlande perd sa figure de proue

Bruxelles, 10/06/2009 (Agence Europe) - Les chances de voir le Traité de Lisbonne approuvé par les Irlandais lors du nouveau référendum attendu pour septembre ou octobre ont sensiblement augmenté depuis le 9 juin, puisque l'homme d'affaires irlandais Declan Ganley, fondateur de « Libertas », a annoncé qu'il se retirait de la politique et qu'il ne mènerait plus campagne contre le nouveau traité. « Je ne serai plus impliqué dans le second référendum », a-t-il déclaré. Fort de son succès lors du premier référendum en juin 2008, quand son mouvement « anti-Lisbonne » avait pu convaincre une majorité des électeurs irlandais de rejeter le traité, le milliardaire avait créé le mouvement paneuropéen « Libertas » pour participer aux élections européennes et transformer le scrutin en un « référendum européen » contre le Traité de Lisbonne et contre « l'establishment antidémocratique à Bruxelles » (EUROPE n°9802). C'est définitivement raté. Avec seulement un député élu au nouveau Parlement européen - le Français Philippe de Villiers - Libertas a fait un résultat catastrophique qui a amené M. Ganley à jeter l'éponge. « Je n'ai pas reçu le mandat démocratique que je cherchais » pour poursuivre le combat contre le Traité de Lisbonne, reconnaît-il. « C'est ça la démocratie. Je peux accepter ce 'non'», dit-il. Après le retrait de son fondateur, l'avenir du mouvement Libertas (qui a établi ces derniers mois des points de soutien dans pratiquement tous les États membres) est plus qu'incertain. « Ce n'est plus à moi d'en décider », affirme M. Ganley. À noter aussi que l'eurodéputée Mary Lou McDonald (Sinn Fein), qui avait fait campagne contre le Traité de Lisbonne lors du premier référendum, n'a pas été réélue au nouveau Parlement européen. Selon les derniers sondages, une majorité de 54% des Irlandais aurait l'intention de voter en faveur du traité en automne. Le Conseil européen de la semaine prochaine devrait approuver les « garanties juridiques » réclamées par Dublin pour pouvoir annoncer un nouveau référendum. L'eurodéputé britannique Andrew Duff (ADLE), réélu au nouveau parlement, a salué la démission de M. Ganley. « La tentative vaniteuse de M. Ganley de faire dérailler le Traité de Lisbonne a entièrement échoué », se félicite-t-il dans un communiqué affirmant que l'on ne peut pas se déclarer « pro-européen » et en même temps strictement « anti-Lisbonne ». (H.B.)

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