Bruxelles, 27/03/2009 (Agence Europe) - Après le vote de défiance mardi au parlement, le Premier ministre tchèque Mirek Topolánek a présenté jeudi sa démission au président Vaclav Klaus qui a souligné l'importance de former au plus vite un gouvernement soutenu par la majorité du parlement. « Nous avons besoin d'une solution rapide, du fait de la crise économique et de la présidence de l'Union européenne qui requiert un gouvernement parfaitement opérationnel », a déclaré M. Klaus. Le président a toutefois estimé que tout nouveau gouvernement devrait bénéficier du soutien d'une majorité des députés au parlement, ce qui, a priori, écarte l'option de maintenir l'actuel gouvernement en place pour gérer les affaires courantes jusqu'après la présidence européenne. À moins que l'opposition accepte de le tolérer provisoirement jusqu'à la fin de la présidence de l'UE et la convocation de nouvelles élections. Même dans ce cas, il faudrait encore que M. Klaus désigne M. Topolánek pour diriger ce gouvernement de transition. Or, les relations entre les deux hommes sont particulièrement tendues depuis jeudi quand le Premier ministre déchu a accusé M. Klaus d'avoir joué un rôle moteur dans la chute de son gouvernement (en raison, entre autres, de son attitude positive vis-à-vis du Traité de Lisbonne, lit-on dans la presse tchèque). Vendredi, le chef du parti social-démocrate et initiateur de la motion de censure, Jiri Paroubek, a plaidé pour des élections en octobre. « Octobre est le mois où l'on pourra le faire le plus tôt possible », a dit M. Paroubek à l'issue d'un entretien avec le président Klaus. Sous certaines conditions, les sociaux-démocrates pourraient accepter que le gouvernement déchu conduise le pays jusqu'à la fin de la présidence de l'UE en juin, avant d'être remplacé par un cabinet transitoire d'experts jusqu'aux élections d'octobre, a dit M. Paroubek. En attendant, la balle est dans le camp du président Klaus. (H.B.)