S'exprimant devant la presse en marge de la session plénière du Parlement européen, mardi 24 mars à Strasbourg, le président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, a confirmé son jugement concernant la Présidence tchèque du Conseil, qu'il avait récemment qualifiée dans la presse de « pire présidence qu'[il] n'[ait] jamais connue ». « La Présidence tchèque n'a pas joué son rôle de coordinateur » sur ses trois premiers mois d'exercice, a-t-il réitéré. Selon lui, elle n'a « pas assumé son rôle de conciliateur » dans la crise gazière russo-ukrainienne début janvier. Martin Schulz dénonce son « parti pris » dans la crise israélo-palestinienne à Gaza, également début janvier, et déplore l'attitude du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek auquel il reproche de n'être « pas venu répondre aux questions institutionnelles » dans un débat proposé par le Parlement. « Je ne suis pas sûr que la Présidence tchèque soit à la hauteur. J'ai rarement vu une Présidence aussi piètre. Mais M. Topolánek n'est pas le seul responsable. Il n'est pas dans une position évidente avec son chef d'État [Vaclav Klaus, NDLR] qui va à l'encontre de toutes ses décisions », a conclu M. Schulz. (E.H.)