Bruxelles, 14/05/2008 (Agence Europe) - Dans le communiqué publié, mercredi 7 mai, à l'issue de sa 118ème session, le Comité des ministres du Conseil de l'Europe se félicite du nouvel élan dont bénéficient les relations entre l'organisation paneuropéenne qui regroupe 46 pays d'Europe dont la Russie et la Turquie et l'Union européenne. « Un an après la signature du Mémorandum d'accord entre les deux institutions, les effets du nouvel élan donné à ce partenariat sont visibles », constate le Comité des ministres qui poursuit: « Les consultations se sont multipliées à tous les niveaux et les relations de travail se sont renforcées dans les domaines d'intérêt commun. Les ministres ont appelé au renforcement continu de la coopération efficace dans les domaines prioritaires prévus par le Mémorandum. Une nouvelle dynamique dans les relations de travail est attestée, par exemple, par les efforts menés en commun pour mettre en place une assistance pré-électorale dans les pays concernés à travers des programmes conjoints dans le Sud-Caucase, en Moldova et en Ukraine et l'étroite coopération dans les pays participant à la Politique européenne de voisinage ou au Processus d'élargissement. Par ailleurs, l'accord de coopération entre le Conseil de l'Europe et l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne a été adopté et il y a une tendance croissante visant à consulter le Conseil de l'Europe sur des projets de textes législatifs de l'Union européenne et à faire référence aux normes du Conseil de l'Europe dans les politiques et la législation de l'Union européenne ». Les ministres ont souligné que d'autres mécanismes de coopération mentionnés dans le Mémorandum d'accord, y compris ceux visant au renforcement du dialogue politique sur les questions d'intérêt mutuel - pour lesquels des avancées concrètes ont été enregistrées - pourraient être explorés plus avant. Ils ont chargé leurs Délégués d'examiner, en étroite coopération avec l'Union européenne, les possibilités de progrès que le Mémorandum offre en ce sens, ainsi que sur la question d'améliorer les contacts de personne à personne entre les Européens sur l'ensemble du continent.
Les travaux continuent également sur les suites à donner au rapport plus général sur les relations entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne que le Premier ministre Jean-Claude Juncker a établi à la demande des chefs d'Etat et de Gouvernement. Plusieurs recommandations formulées par M. Juncker ont d'ores et déjà été prises en compte: - la réforme des sessions ministérielles a abouti à des réunions plus courtes et davantage axées sur les résultats avec une implication plus directe des présidences sortante et entrante ; - la coopération s'est intensifiée entre le Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe et les institutions de l'Union européenne ; - le renforcement des ressources du Bureau du Commissaire est en cours. Les ministres ont également rappelé, dans la perspective de l'élection du Secrétaire général du Conseil de l'Europe en 2009, qu'ils s'étaient engagés il y a un an à présenter des candidats pour ce poste qui correspondent au profil recommandé par M. Juncker. Ils ont demandé à leurs Délégués de dresser un bilan global des relations entre le Conseil de l'Europe et l'Union européenne, y compris sur les actions initiées sur la base du rapport Juncker - bilan qui sera soumis au Groupe de suivi de haut niveau sur le rapport Juncker - en temps voulu pour permettre son examen lors de la 119e Session ministérielle en mai 2009. A cet effet, ils ont demandé à leurs Délégués d'identifier les principales priorités d'actions futures pour la passation de présidence du Comité des Ministres de la Suède à l'Espagne en novembre 2008. (O.J.)