login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9660
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/russie

Les divergences à propos des négociations sur le nouvel accord de partenariat subsistent, malgré l'accord de Vilnius

Bruxelles, 14/05/2008 (Agence Europe) - L'UE n'est toujours pas prête à ouvrir les négociations avec la Russie sur un nouvel accord de partenariat renforcé, et ce en dépit d'un accord de principe que la Présidence slovène a négocié le 11 mai à Vilnius et qui permettrait à la Lituanie de lever ses réserves (EUROPE n° 9659). Cet accord de principe, négocié par l'actuel président du Conseil, Dimitrij Rupel et le ministre lituanien des Affaires étrangères, Petras Vaitiekunas, en présence de leurs homologues polonais et suédois, prévoyait un mandat de négociation de la Commission européenne plus ambitieux concernant: - les pourparlers avec Moscou sur l'énergie (Charte de l'énergie, oléoduc Druzhba) ; - la coopération judiciaire pénale ; - la politique russe à l'égard des « conflits gelés » en Géorgie et Moldova. « Sur base de cet accord, nous étions prêts à approuver le mandat de négociation » de la Commission qui nécessite l'unanimité au Conseil des ministres, explique à EUROPE un haut diplomate lituanien. Cependant, lors du COREPER du 13 mai, la Présidence slovène - à la demande de plusieurs Etats membres - a présenté un texte de compromis qui s'écarte sur plusieurs points de l'accord convenu à Vilnius. L'ambassadeur lituanien, apparemment très surpris, n'était donc pas en mesure de donner son aval au nouveau texte qu'il a aussitôt transmis à Vilnius pour réflexion.

Mercredi 14 mai, le ministre Vaitiekunas a déclaré, lors d'une conférence de presse, que la Lituanie refusait de modifier l'accord de Vilnius. « Nous ne devons pas renoncer aux principes de base, fondamentaux pour les intérêts de la Lituanie », a-t-il dit. Il semble que plusieurs pays (on cite notamment Royaume-Uni, Espagne, France, Italie et Allemagne) n'étaient pas contents du paragraphe de l'accord qui traitait des conflits gelés en Géorgie et Moldova, et la Présidence slovène en a tenu compte dans son nouveau texte. Le ministre lituanien des Affaires étrangères n'a pas précisé davantage la nature des divergences mais a estimé que « les pays membres ne sont pas tous dans la même situation géographique et géopolitique ». « Le Royaume-Uni, l'Espagne et la France ont leurs propres intérêts, et nous défendons les intérêts qui sont propres à notre situation », a-t-il déclaré. Il a aussi estimé que l'UE avait encore un « long chemin devant elle pour apprendre à refléter les intérêts communs et parler d'une seule voix ». Un haut diplomate lituanien a expliqué que son pays allait défendre « fermement » l'accord de Vilnius, tout en se disant « optimiste » qu'un accord sera trouvé au COREPER la semaine prochaine. Dans ce cas, le Conseil Affaires générales du 26 mai adopterait le mandat et les négociations seraient lancées au sommet UE/Russie les 26/27 juin en Sibérie. (H.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES