Bruxelles, 14/05/2008 (Agence Europe) - Dans une communication adoptée mardi 13 mai, la Commission européenne entend utiliser les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) pour lutter contre le changement climatique. « Pour atteindre d'ici à 2020 les objectifs que l'Europe s'est fixés en matière d'efficacité énergétique, nous avons besoin d'une économie à forte croissance et à faible taux d'émission de carbone. La recherche et l'adoption rapide de solutions TIC novatrices et économes en énergie seront cruciales pour réduire les émissions dans l'ensemble de l'économie », a souligné Viviane Reding, la commissaire responsable de la société de l'information et des médias.
La Commission se concentrera sur trois secteurs: 1) La production et distribution d'énergie. Ce secteur absorbe un tiers de l'énergie primaire alors que l'efficacité de la production d'électricité pourrait être accrue de 40% et son transport et sa distribution de 10%. Les TIC pourraient non seulement améliorer l'efficacité énergétique de la gestion des réseaux électriques, mais encore favoriser les énergies renouvelables ; 2) Le bâtiment. Le chauffage et l'éclairage des bâtiments représentent plus de 40% de la consommation énergétique de l'Europe. Les TIC permettent un contrôle constant des données afin de maximiser le fonctionnement de l'éclairage, de la ventilation et des équipements et informent en détail les consommateurs sur leur consommation d'énergie, les incitant à changer de comportement ; 3) L'éclairage. Celui-ci absorbe 20% de l'électricité produite dans le monde. La généralisation d'ampoules à faible consommation pourrait, d'ici à 2025, réduire de moitié la quantité d'énergie. Les « ampoules intelligentes » qui s'adaptent automatiquement à la lumière naturelle et sont munies de détecteurs de présence auront un impact encore plus grand.
La Commission va lancer en outre un processus de consultation avec les parties prenantes, en particulier avec les villes. Les zones urbaines, grandes consommatrices d'énergie et responsables de 80% des émissions de CO2, sont un terrain idéal pour expérimenter de nouvelles solutions, souligne-t-elle. (I.L.)