Bruxelles, 21/12/2007 (Agence Europe) - En visite en Chine, Piero Fassino a constaté, jeudi 20 novembre, l'absence de volonté des autorités chinoises de faire pression sur la junte militaire au pouvoir en Birmanie/Myanmar pour obtenir la libération des détenus politiques et un retour à la démocratie. « Lors de mes entretiens avec les autorités chinoises, il m'a été dit clairement que la crise birmane dépendait des Birmans eux-mêmes », a déclaré, selon Reuters, le représentant spécial de l'UE pour la Birmanie. « Je pense, bien sûr, qu'il est de notre devoir d'encourager les dirigeants birmans à aller dans cette direction et, à cet égard, la libération d'Aung San Suu Kyi et des principaux leaders politiques (serait) une initiative très positive. Mais les Chinois disent que c'est à eux de prendre la décision », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Cherchant à inciter les pays de la région à jouer un rôle plus actif et à influencer le régime birman, M. Fassino poursuivra sa tournée en janvier et février prochains avec des déplacements en Inde, en Indonésie, en Thaïlande, en Malaisie et au Viêt-Nam. (A.B.)