réalisé par Fathi B'chir
Sommaire
- Slovénie: le « bon élève » devenu Président
- Une présidence centrée sur les Balkans
- La Slovénie aujourd'hui
- Repères
- Entretien avec M. Igor Senèar
- Principaux rendez-vous de la Présidence slovène
- Les Slovènes à Bruxelles: un « village » qui s'organise et grandit
- Les Slovènes dans les Institutions
- Fiche pratique
SLOVENIE: LE « BON ELEVE » DEVENU PRESIDENT
La Slovénie, qui assurera à compter du 1er janvier 2008, pour six mois, la présidence de l'UE, présente quatre particularités:
Elle est l'un des plus petits Etats membres de l'UE (20.173 Km²) mais presque 10 fois la superficie du Grand-Duché de Luxembourg, 64 fois le territoire de Malte. Relativement peu peuplé (99,1 hab./km²), le territoire est couvert pour plus de la moitié par des forêts.
Première à se détacher, en 1991, de l'ex-Yougoslavie.
Premier des nouveaux pays à adopter, le 1er janvier 2007, l'euro.
Elle ajoutera, le 1er janvier 2008, la particularité d'être le premier des dix nouveaux Etats membres de l'UE à assurer la présidence.
C'est dire avec quelle détermination son gouvernement prépare depuis plus d'un an « sa » présidence qui sera focalisée en particulier sur les relations avec les Balkans, et sur d'autres dossiers qui ressortent du programme concerté avec les présidences précédentes, l'Allemagne et le Portugal.
Ljubljana pourrait cependant devoir se préoccuper de dossiers brûlants, plus ou moins attendus:
la gestion, au nom de l'UE, des conséquences diplomatiques et probablement aussi de sécurité et de défense, qu'engendrerait la proclamation de l'indépendance du Kosovo.
la politique méditerranéenne pourrait aussi s'inviter et la Slovénie aurait alors la tâche délicate de rapprocher des vues divergentes sur le projet français d'Union méditerranéenne (UM). Pour préparer sa présidence, la Slovénie a pris l'exemple du Luxembourg et compte bénéficier de son savoir-faire de petit pays parmi les grands. La République tchèque a officiellement sollicité la Slovénie pour observer son expérience et se préparer, dès maintenant, à assurer la même responsabilité, début 2009. Face à des tâches d'une telle ampleur, Ljubljana pourrait se trouver soulagée d'une pression politique et médiatique qui se concentre déjà sur la présidence suivante, assurée par la France. Mais le risque serait alors d'apparaître comme une simple « présidence de transition ».
Les résultats de sa présidence de l'UE pèseront sans doute sur les prochaines élections, vers octobre 2008. Mais le Premier ministre Janez Janša a lancé, le 19 décembre, un appel à l'unité, une trêve présidentielle, le temps pour la Slovénie d'assurer, pour la première fois de son histoire, un rôle de premier plan sur la scène européenne.
UNE PRESIDENCE CENTREE SUR LES BALKANS
Ljubljana n'a pas pris la tâche à la légère et se prépare depuis plus d'une année à « sa » présidence. Il y va non seulement de son image de pays placé parmi les plus méritants en termes d'efforts d'intégration, mais aussi pour la charge qui sera imposée à sa modeste administration dont 10% des effectifs seront mobilisés à cette fin. La représentation permanente à Bruxelles a déjà doublé ses effectifs (passant à presque 150 personnes). Le défi sera aussi diplomatique. La nouvelle présidence ne dispose pas d'ambassades dans toutes les places du monde où la présence de l'UE serait requise. Un autre Etat membre, en premier la présidence suivante, sera mobilisé à cette fin.
Sur le fond, la mission aura été relativement facilitée par le programme commun établi, fin 2006, avec Berlin et Lisbonne pour agir de concert sur une période de 18 mois et permettre à chacun de se concentrer sur un ou quelques sujets prioritaires: la révision du traité pour l'Allemagne, l'Afrique pour le Portugal. La France a fait savoir qu'elle « travaille depuis plusieurs semaines déjà avec la Slovénie pour articuler au mieux (leurs) deux présidences et leurs priorités d'action ».
La Slovénie a toutefois des ambitions limitées. Elle entend se concentrer sur quatre grandes priorités: l'élargissement, l'Europe du futur, la stratégie de Lisbonne, la politique énergétique et le changement climatique.
l'élargissement: priorité à l'intégration des Balkans. Le premier ministre y a récemment ajouté la poursuite des pourparlers avec la Turquie.
l'Europe du futur: l'effort sera centré sur la bonne marche du processus de ratification du Traité.
la stratégie de Lisbonne: priorité à la mise en œuvre de cette stratégie pour la croissance et l'emploi
la politique énergétique et le changement climatique.
Il s'y ajoute le “Dialogue interculturel”: la Slovénie profitera de l'année 2008, année du dialogue pour organiser divers évènements avec la société civile européenne dans l'UE et dans sa propre région.
La Slovénie compte se focaliser sur le devenir des relations avec les Balkans occidentaux dans une perspective d'intégration, étape vers une adhésion à l'UE qui obéit néanmoins à la contrainte d'accélérer les réformes et de se rapprocher des standards communautaires. La Slovénie plaidera néanmoins pour un « coup de pouce », convaincue qu'en soi, la perspective jouera un « rôle moteur » dans la transformation des pays candidats. Elle militera pour la promotion d'« Eurorégions » (Adriatique, Trieste, etc.). Son intérêt, surtout dans la sécurité dans les Balkans, sera visible aussi bien en tant que membre de l'UE que de l'OTAN. Avec la Croatie, les motifs de mésentente ne manquent pas mais le gouvernement de M. Janša ne veut pas apparaître comme un des obstacles au rapprochement avec l'UE. Souci de même nature avec la Serbie, dans un contexte marqué par le Kosovo.
Au-delà de la conjoncture, la Slovénie voudrait que son appartenance à l'UE ne conduise pas à une distanciation avec les pays de son voisinage balkanique, au plan économique surtout: « L'adhésion à l'UE a eu un effet négatif sur les exportations vers les marchés de l'ex-Yougoslavie », note son gouvernement. La récente adhésion à « Schengen » ne devrait pas, de son point de vue, freiner les échanges humains (régime des visas pour les ressortissants des Balkans).
La Méditerranée ne fera pas partie des priorités, assure une source officielle slovène, renvoyant à l'engagement de Paris pour une « Union méditerranéenne ». Ljubljana, qui l'évalue comme la plupart des Etats membres, lui réserve un accueil poli en attendant d'en savoir plus sur ce projet. Elle ne sera pas quitte pour autant car elle aura la charge de parler au nom de l'UE lors du probable « sommet » des Etats riverains de la Méditerranée que M. Sarkozy compte organiser le 13 juillet 2008 à Paris. La présidence ne pourra pas échapper à ses responsabilités, surtout durant la période préparatoire, phase de délicate de possibles controverses sur les participations à ce « sommet » hors UE.
L'intérêt de la coopération euro-méditerranéenne émerge désormais parmi les sujets centraux de l'actualité européenne. Les débats vifs que le projet d'UM a suscités - pour ou contre - pourraient amener l'UE et les pays partenaires à mettre à plat l'ensemble des approches actuelles, plus ou moins bien réussies (processus de Barcelone, politique de voisinage, accords d'association sans compter les nouvelles annonces pour des relations plus suivies, et soutenues financièrement par l'UE, avec la Ligue arabe, l'Union du Maghreb Arabe, en plus de l'Accord d'Agadir). La Slovénie se trouverait ainsi dans l'obligation de coordonner, et de tenter d'ordonner, le débat interne européen autour de la rationalisation des relations avec la zone contiguë méditerranéenne compliquées par la multiplicité des cadres. De récentes discussions au sein du Parlement européen ont aussi souligné la tendance à défaire le lien - jugé artificiel, car conçu par pur souci d'équilibre budgétaire - entre les pays de l'Est européen (Ukraine, Biélorussie, etc.) et ceux de la Méditerranée, instauré par la « politique de voisinage ». Sans oublier que la Slovénie fait partie du groupe de dix Etats membres riverains de la Méditerranée, de l'Adriatique et de la mer Noire (Espagne, Portugal, France, Italie, Grèce, Chypre, Malte, Slovénie, Roumanie, Bulgarie) qui se sont engagés depuis 2005 dans un processus de concertation spécifique. La Slovénie avait présenté lors de la dernière réunion, sur son territoire, à Koper, les 5 et 6 juillet, un grand projet d'université EuroMed pour lequel elle compte sur le soutien de ce groupe de pays méridionaux.
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LA SLOVÉNIE AUJOURD'HUI
La Slovénie entamera sa période de présidence par de bons chiffres indiquant une croissance économique robuste: 6% pour l'ensemble de 2007 et un déficit public ramené à 0,7% fin 2007, un taux de chômage parmi les plus faibles de l'UE: 6% en 2006, 4,9% en fin de cette année. Son commerce extérieur demeure dynamique même si sa part dans les échanges globaux communautaires est réduite (1,4% environ). Sa faiblesse: l'inflation.
Le développement économique de la Slovénie a connu un grand essor depuis 1991, grâce à ses échanges surtout avec l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie et en fait une des économies en transition les plus prospères. Son PIB s'est rapproché (82%) de la moyenne européenne. La Slovénie occupe maintenant, dans l'échelle des performances économiques, la 16ème place dans l'UE.
La Slovénie enregistrait, au terme du 1er semestre 2007, un taux de croissance de 6,5%, en comparaison de la même période de 2006, qui devrait toutefois décroître. La tendance à la baisse devrait se confirmer en 2008 et atteindre 4,6%, selon les prévisions de la Commission européenne. Elle sera plus nette en 2009, autour de 4%, laissant présager la fin de la période d'euphorie générée par l'introduction de l'euro qui a quelque peu camouflé l'effet négatif d'une hausse brusque des prix à la consommation. Bruxelles note que ses recommandations ont été suivies, le pays paraît avoir prouvé de bons progrès dans la mise en oeuvre de son programme de réformes (NRP, pour la période 2005-2007). Des efforts seraient encore nécessaires dans les secteurs liés à la connaissance, l'environnement des entreprises, l'emploi et l'énergie. La Slovénie est invitée à prolonger le coup de fouet donné par la perspective d'adhésion à l'UE (mai 2004) d'abord et à la monnaie unique ensuite (réalisée le 1er janvier 2007). L'introduction de l'euro avait même été un « vrai succès », écrivait en mai 2007 la Commission: « Le passage du Tolar à l'euro s'est déroulé rapidement et sans heurts », reconnaissant cependant que le pays réunissait déjà un «certain nombre de conditions favorables ». Grâce, surtout, aux « préparatifs méticuleux effectués en temps utile » et qui ont assuré une bonne transition. La Commission en ferait un cas d'école, celui de l'efficacité de la méthode dite du « big bang » (transition rapide, en à peine 14 jours dans le cas de la Slovénie où les distributeurs automatiques de billets ne délivraient plus que des euros dès le 5 janvier). Le citoyen slovène était, lui, déjà familiarisé avec l'euro en usage dans les deux pays voisins, l'Italie et l'Autriche.
L'effet le plus sensible a été reflété par l'évolution des prix à la consommation, même si la Commissaire affirmait, en mai 2007, que le niveau des prix avait alors (décembre 2006 et janvier 2007) baissé par le jeu des corrections saisonnières, grâce aussi à la baisse relative des prix de l'énergie alors en baisse. L'avis général est que l'inflation demeure le point faible de l'économie slovène. Les prix à la consommation auront atteint fin 2007 une moyenne de 3,5% contre 2,5% de 2006. La Commission s'attend à une poursuite de la hausse de l'inflation en 2008 (autour de 3,7%) mais une accalmie dès 2009. La tendance demeure tributaire du prix des produits énergétiques et des produits alimentaires importés.
Dans l'ensemble, le pays est classé par les bons élèves de l'UE avec un déficit public ramené en 2006 à 1,4% du PIB et à 0,7% fin 2007, selon les prévisions. Le niveau de la dette publique, un des plus faibles de la zone euro (27,8 % du PIB), devrait rester stable au cours des prochaines années. Il faudra toutefois compter sur la pression sur les salaires.
Son commerce extérieur demeure dynamique. Les exportations (65% du PIB) avaient atteint, en 2006, 18,52 milliards euros contre 13,15 milliards euros l'année de l'adhésion. Mais, selon les prévisions, le manque de dynamisme de la zone euro, conjugué au fait que les industries ont probablement atteint les limites de leurs capacités, devrait provoquer à terme une réduction des exportations. 2007 devrait confirmer la croissance des exportations de biens et de services, surtout au premier semestre. L'usage de l'euro a généré un environnement extérieur favorable et amplifié le mouvement de production et les capacités d'exportation pour le sous-secteur des composants automobiles. L'amélioration des ventes extérieures devrait cependant être absorbée par un gonflement parallèle des importations, à la suite d'une forte demande d'intrants pour la production et de biens de consommation. Ses achats extérieurs ont coûté au pays 19,20 milliards euros (contre 14,28 milliards euros en 2004). Le déficit de sa balance commerciale devrait s'alourdir, atteignant 4,9% de son PIB, contre une moyenne de 3,7% à 3,9% les années précédentes. Ce poste est à surveiller car la Slovénie est un pays jugé vulnérable, très soucieux de sa facture énergétique.
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REPERES
Président de la République
Danilo Türk (centre gauche) élu le 11 novembre 2007. La fonction est honorifique. Mandat 5 ans
Premier ministre
Janez Janša. Son gouvernement, responsable devant le Parlement, gère la politique du pays (depuis 2004)
Ministre des Affaires étrangères
Dimitrij Rupel
République parlementaire
depuis le 25 juin 1991.
Assemblée nationale
élue pour 4 ans (90 députés).
Prochaines élections
fin 2008.
Conseil national
assemblée corporative
Fête nationale:
25 juin
Membre de
l'UE: 1/5/2004
Conseil de l'EUROPE 14/5/1993
OTAN 29/3/2004
ONU: 22/5/1992
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Population: 2 millions d'habitants
Capitale: Ljubljana 330.000 habitants
Superficie: 20.000 km2
Langue officielle: le slovène. Fondement de la Nation, langue commune depuis le XVIème siècle, elle est devenue officielle avec la formation du Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes en 1918. La première université fut créée en 1919 et l'Académie slovène des Sciences et des Arts en 1938.
Croissance démographique (2004): 0,01 % (-0,03 % de croissance naturelle). Tendance au vieillissement de la population, taux de fécondité bas (1,26 enfant), espérance de vie: hommes (74 ans) et femmes (81 ans). Age de la retraite (un des plus bas en Europe) repoussé, en janvier 2000, à 63 ans pour les hommes et 61 ans pour les femmes
Taux d'alphabétisation (2002): 99,7 %
Religions: catholiques (58 %), musulmans (2,5 %), orthodoxes (2,5 %), protestants (1 %)
Frontières, étendues sur 1370 Km de longueur, elles bordent l'Autriche, l'Italie, la Hongrie et la Croatie. La Slovénie n'a qu'un petit débouché sur la mer Adriatique. L'agrandissement de la zone côtière fait débat avec la Croatie voisine.
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La Slovénie est une économie de services (télécommunications, fi-nanciers, tourisme). La structure de l'économie slovène avant l'adhésion s'est caractérisée par une importance croissante du secteur tertiaire, qui a créé (chiffres 2005) 63,4% de la valeur ajoutée. Le secteur industriel y a contribué à hauteur de 28,2%,. L'agriculture a reculé, son apport n'était en 2005, que de 2,5% de la valeur ajoutée, (comparé à 4,2% en 1995).
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Igor Senèar, ambassadeur, représentant permanent de la Slovénie auprès de l'UE
« Nous sommes confiants dans notre capacité à réussir, y compris
au plan pratique, notre présidence »
Diplomate de carrière, âgé de 42 ans, M. Senèar a accompli un parcours centré sur les affaires européennes en tant qu'ancien sous-secrétaire, ancien chef de cabinet du Premier ministre. A Bruxelles, il a notamment représenté son pays au sein du COPS. Il est devenu Représentant permanent auprès de l'UE en août 2005. A la veille de la Présidence, nous lui avons posé quelques questions.
Agence Europe: La Slovénie paraît s'être préparée de longue date à cette période de présidence qui pourrait être perçue comme un défi en soi, au-delà des dossiers à traiter: quels sont pour vous le principal enjeu et le principal défi ?
Igor Senèar: Il est difficile à ce stade de mettre l'accent sur une question spécifique ou un défi quelconque; comme vous le signalez justement, de nombreux dossiers atterriront sur notre table lorsque nous assurerons dès janvier la présidence du Conseil de l'UE.
Ces derniers jours, sans doute, une des questions les plus attendues est la situation dans l'ouest des Balkans, avec, en particulier, le problème du statut futur du Kosovo. Ce sujet figurera en première place sur notre agenda dans les mois à venir. Notre tâche sera surtout de faciliter un consensus sur cette question à l'intérieur de l'UE et au-delà, afin que tous, nous restions fidèles à notre engagement envers le Kosovo et la région.
Parmi nos autres priorités, il y aura aussi l'énergie et le paquet sur le changement climatique. Nous espérons avancer sur ces deux dossiers, l'année prochaine, comme sur le lancement du nouveau cycle triennal de Lisbonne.
Il y a également le travail préparatoire à faire pour assurer la mise en œuvre complète du traité dès son entrée en vigueur. Comme je le disais, il ne s'agit là que de quelques-uns des défis qui nous attendent, et je pense que nous aurons un semestre vraiment très chargé.
A.E.: Vous avez fait l'expérience d'une concertation entre trois présidences, vous paraît-elle concluante ? Qu'en retirez-vous comme enseignement principal ?
I.S.: L'Union européenne est et a toujours été un chantier ouvert. Avec tant de voix qui doivent s'exprimer et autant de défis à relever, le seul moyen est de faire en sorte qu'il y ait une structure et de s'assurer de la continuité dans son fonctionnement. C'est ce qui, pour une grande part, a motivé la mise au point du système des trois présidences. La création de cette formule du trio a, d'une certaine manière, seulement formalisé et renforcé la coopération que les pays assurant la présidence ont toujours mise en pratique. Notre expérience traduit une bien meilleure coordination politique avec nos partenaires de Présidence, l'Allemagne et le Portugal. En termes pratiques, le système du trio a été vraiment très utile. Il a aussi rendu le travail de l'UE plus transparent.
A.E.: Etes-vous également en contact structuré avec la France et la République tchèque ?
I.S.: Bien sûr. Les Etats membres présidant le Conseil de l'UE ont toujours été en contact l'un avec l'autre pour garantir une transition douce à la tête de l'Union. Puisque la France prend la Présidence à notre suite, nous sommes naturellement en contact étroit avec nos partenaires français. Nous sommes aussi en contact avec nos collègues de la République tchèque qui vont être dans une situation similaire à celle que nous connaissons maintenant et qui sont curieux de voir comment nous nous préparons. La coopération aussi bien avec la France qu'avec la République tchèque est donc très fructueuse, aussi bien dans le domaine politique qu'en ce qui concerne les aspects plus pratiques de notre travail.
A.E.: Les Slovènes sont-ils heureux au sein des institutions européennes, ont-ils, à votre avis, la place qui leur est due ?
I.S.: Quand la Slovénie a rejoint l'Union européenne, travailler dans les institutions a constitué un nouveau défi que de nombreux Slovènes étaient prêts à relever. Certains, parmi l'élite du pays, sont venus travailler dans les institutions et occupent une grande variété de fonctions - à commencer par notre commissaire Janez Potoènik, nos parlementaires et jusqu'aux nombreux fonctionnaires à tous les niveaux au sein des institutions. Nous ne sommes évidemment pas dans l'Union européenne depuis bien longtemps et notre effectif peut encore augmenter.
A.E.: L'expérience, même si elle ne date que de 3 ans, vous amènera-t-elle à faire des suggestions pour le fonctionnement quotidien des institutions communes ?
I.S.: Il est vrai que trois ans ne constituent pas une période longue mais ça l'est assez pour apprendre tous les aspects pratiques du travail au sein et avec les institutions de l'UE. Nous avons établi les contacts et les réseaux nécessaires, ici, à Bruxelles et ailleurs, et nous sommes pleinement impliqués dans le travail quotidien de l'UE.
Nous sommes donc confiants dans notre capacité à réussir, y compris au plan pratique, notre Présidence. Nous ferons certes quelques suggestions pratiques concernant le fonctionnement quotidien des organes de travail mais notre objectif premier en ce sens sera de nous assurer que toutes les pratiques de travail déjà acceptées et les règles de procédure sont dûment respectées, car elles rendent possibles un travail efficace - ou, pour citer une ancienne maxime: sers l'ordre et l'ordre te servira.
A.E.: Comment organiserez-vous vos relations avec le Parlement ? Des rendez-vous réguliers avec les commissions parlementaires sont-ils envisagés ? A quel niveau ?
I.S.: Nous disposons, à la Représentation, d'une équipe active qui suit de près le travail du Parlement européen et de ses commissions pour nous tenir informés de tous les développements concernant la Slovénie et spécialement concernant le travail relatif à notre Présidence. Au cours de la Présidence, nous travaillerons bien sûr étroitement avec le Parlement. Le Premier ministre fera une déclaration lors de la session plénière, en janvier. Plusieurs ministres et leurs collaborateurs visiteront les principales commissions parlementaires appropriées et cela tout au long de la Présidence.
A.E.: Quelle forme prendra la relation avec la presse accréditée ?
I. S.: Les services de presse et de Communication de la Représentation s'occuperont de l'essentiel des contacts avec la presse accréditée à Bruxelles. Nous avons deux porte-parole, couvrant respectivement le Coreper II et le Coreper I. Une personne est également responsable des relations avec la presse et une autre de l'édition du site WEB de la Présidence.
Nous organisons actuellement la visite en Slovénie d'un groupe de journalistes accrédités afin qu'ils rencontrent l'équipe de travail slovène. Nous aurons aussi, là-bas, un porte-parole de la Présidence, responsable principalement des contacts avec la presse slovène, mais aussi un porte-parole de la Présidence rattaché à chaque ministère.
Toutes les informations concernant le travail de la Présidence seront relayées via le site internet de la Présidence, http://www.eu2008.si , où la presse peut déjà obtenir des accréditations pour la durée de la Présidence.
Notre équipe de la Représentation a coopéré étroitement avec le service de presse du Conseil ainsi qu'avec nos collègues dans les autres institutions de l'UE et les autres Représentations permanentes, et nous continuerons à le faire.
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PRINCIPAUX RENDEZ-VOUS DE LA PRESIDENCE SLOVENE
Le calendrier officiel débutera le:
8 janvier: réunion conjointe du gouvernement slovène et de la Commission européenne, à Brdo
7 et 8 janvier: manifestation d'inauguration de l'Année européenne du dialogue interculturel à Ljubljana
14-17 janvier: session plénière: première rencontre formelle avec le PE à Strasbourg
Conseils européens: 2 sont programmés
13 et 14 mars à Bruxelles
19 et 20 juin à Bruxelles
Autres réunions formelles:
Conseil Agriculture & Pêche (à confirmer), 7 janvier à Bruxelles
Parlement européen (session), 14-17 janvier à Strasbourg
Eurogroupe, 21 janvier à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche (à confirmer), 21 janvier à Bruxelles
Conseil Affaires Economiques et Financières, 22 janvier à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires Intérieures, 24-25 janvier à Bruxelles
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 28-29 janvier à Bruxelles
Parlement européen (mini-session, Bruxelles), 30-31 janvier à Bruxelles
Eurogroupe, 11 février à Bruxelles
Conseil Education, Jeunesse & Culture, 14 février à Bruxelles
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 18-19 février à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 18-19 février à Bruxelles
Parlement européen (session), 21-24 février à Strasbourg
Conseil Compétitivité, 25-26 février à Bruxelles
Conseil Transports/Télécom/Energie (énergie), 28 février à Bruxelles
Conseil Emploi/Politique sociale/Santé/Consommateurs, 28 février à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires Intérieures, 28 février à Bruxelles
Eurogroupe, 3 mars à Bruxelles
Conseil Affaires Economiques & Financières, 3 mars à Bruxelles
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 10-11 mars à Bruxelles
Parlement européen (session), 10-13 mars à Strasbourg
Conseil Agriculture & Pêche, 17-18 mars à Bruxelles
Conseil Transports/Télécom/Energie (Transport), 7-8 avril à Luxembourg
Parlement européen (mini-session), 9-10 avril à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 14-15 avril à Luxembourg
Conseil Justice & Affaires Intérieures, 17-18 avril à Luxembourg
Parlement européen (session), 21-24 avril à Strasbourg
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 28-29 avril à Luxembourg
Parlement européen (mini-session), 7-8 mai à Bruxelles
Eurogroupe, 13 mai à Bruxelles
Conseil Affaires Economiques & Financières, 14 mai à Bruxelles
Conseil Agriculture & Pêche, 19-20 mai à Bruxelles
Parlement européen (session), 19-22 mai à Strasbourg
Conseil Education, Jeunesse & Culture, 21-22 mai à Bruxelles
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 26-27 mai à Luxembourg
Eurogroupe, 2 juin à Luxembourg
Conseil Affaires Economiques & Financières, 3 juin à Luxembourg
Parlement européen (mini-session), 4-5 juin à Bruxelles
Conseil Justice & Affaires Intérieures, 5-6 juin à Luxembourg
Conseil Emploi/Politique sociale/Santé/Consommateurs, 9-10 juin à Luxembourg
Conseil Transports/Télécom/Energie (Transport), 12-13 juin à Luxembourg
Conseil Affaires Générales & Relations Extérieures, 16-17 juin à Luxembourg
Parlement européen (session), 16-19 juin à Strasbourg
Conseil Agriculture & Pêche, 23-24 juin à Luxembourg
Conseil Environnement, 26 juin à Luxembourg
Agenda externe (peu de réunions avec des pays tiers programmées)
CNUCED XII à Accra (Ghana) 20-25 avril
Sommet UE-ALC à Lima (Pérou) 16 mai
«Sommet » des pays riverains de la Méditerranée (à l'initiative de la France et sans la certitude que l'UE y soit partie prenante) en juin (probablement à Marseille).
Réunions informelles en Slovénie à Brdo (près de Ljubljana)
Ministres de la Justice et des affaires intérieures 24 au 26 janvier
Ministres de l'Emploi, politique sociale et de l'égalité des sexes & Conférence 29 janvier- 2 février ministérielle
Ministres de la Défense 21-22 février
Conférence sur la gestion des frontières extérieures 11-12 mars
Ministres du sport 16-17 mars
Ministres des Affaires étrangères ("Gymnich") 28-29 mars
Ministres de l'Economie et des Finances (ECOFIN) 4-5 avril
Ministres de l'Environnement 11-12 avril
Ministres de la compétitivité 14 au 16 avril
Ministres de la Santé 17-18 avril
Ministres des Transports 5-6 mai
Ministres de l'Agriculture & CSA 25 au 27 mai
Réunions informelles à Bruxelles
Conférence ministérielle à Bruxelles: Promotion du plurilinguisme, un engagement partagé 15 février
Ministres du Commerce (dîner) 9 mars
Autres
BEI: Conférence annuelle, 28 février
Rencontre des Maires des Capitales européennes et des pays candidats (Comité des Régions), 8-9 mai en Slovénie.
BEI: célébration du 50 anniversaire et inauguration des nouveaux bâtiments à Luxembourg, 2 juin
BCE: célébration dixième anniversaire de l'euro, 2 juin à Francfort
BEI: Conseil des Gouverneurs, 3 juin
LES SLOVÈNES À BRUXELLES: UN « VILLAGE » QUI S'ORGANISE ET GRANDIT
Connaissez-vous un ou une Slovène dans votre service ? La question posée plus d'une dizaine de fois ne recueille que des réponses perplexes, y compris parmi les membres de la hiérarchie intermédiaire à la Commission européenne comme au Conseil ou au Parlement: « C'est vrai, je n'en connais pas. Si. Peut-être, je crois que.. ». Affirmation vague sans même parfois l'amorce d'une certitude.
Il est vrai que le nombre de fonctionnaires slovènes est à la mesure du poids démographique de leur pays: très modeste. Ils sont à peine 155 à la Commission européenne, selon les documents budgétaires de l'institution. Autant que ceux employés à la représentation permanente durant le premier semestre 2008. Ailleurs, dans les autres institutions, la réponse n'est pas toujours évidente. Parfois quelques estimations permettent seulement d'avoir une idée ou d'ouvrir des pistes de recherche.
Ce sont pourtant pas loin de 600 à 700 Slovènes qui vivent à Bruxelles, fonctionnaires des diverses institutions européennes et familles qui les accompagnent. A ce nombre, s'ajoutent ceux employés à l'OTAN plus un quota, assez modeste, de non fonctionnaires représentants d'organismes slovènes (le bureau du tourisme vient d'ouvrir un bureau), des consultants ou lobbyistes... ou encore des restaurateurs. L'un d'entre eux, basé pas loin du bâtiment Albert Borschette, constate que son établissement a tendance à devenir un des lieux de regroupement de l'encore faible communauté expatriée, un petit coin de Slovénie. La grisaille en plus.
Selon divers interlocuteurs, la destination « Bruxelles » aurait de plus en plus la cote auprès de ceux de leurs compatriotes tentés par l'aventure internationale, surtout européenne. La capitale belge deviendrait progressivement un bon tremplin pour les carrières pour lesquelles l'expérience des institutions européennes devient centrale. La compréhension des arcanes bruxellois ouvre bien des portes, celles surtout d'un secteur privé qui prête désormais, nous a-t-on affirmé, une plus grande attention à la « machinerie » bruxelloise et à sa production de règlements et directives. Il devient primordial d'en démêler l'écheveau pour en user dans l'exercice d'une activité économique ou pour la maîtrise d'une législation communautaire devenue centrale. L'intérêt est manifeste et les Slovènes, d'ici ou de là-bas, à l'instar des ressortissants des différentes autres nationalités, s'approprient progressivement les mécanismes européens.
Mais au sein des institutions, comment expliquer la discrétion des Slovènes ? « C'est parce que nous ne sommes un problème pour personne », réagit dans un éclat de rire l'eurodéputé Alojz Peterle, candidat malchanceux à la présidence de la république en novembre dernier. Autre explication, esquissée au Berlaymont: la recommandation est de se couler dans le moule, de ne pas insister dans le soulignement de sa particularité. Ainsi, le mot d'ordre slovène serait: discrétion et adaptation . Il serait, surtout, d'éviter de pointer du doigt ce qui semble faire sourciller le plus les Slovènes des diverses institutions: « La complexité de la communication » due à une hiérarchie jugée lourde, celle aussi des procédures internes », un « choc des cultures » administratives en quelque sorte. Mais cela ne va pas plus loin que le constat. « Nous sommes habitués à une stratification hiérarchique plus simple », explique un fonctionnaire slovène. A Bruxelles, la forte multiplicité des étages ne caractérise pas que les bâtiments. Cette façon de faire, « à la française », est ainsi soulignée comme un défi à relever mais n'est pas présentée comme un obstacle rédhibitoire, explique, compréhensif, un autre. « Il ne peut pas en être autrement compte tenu de la complexité (des procédures) pour tenir compte de la diversité des acteurs venant des vingt-sept Etats membres » et pour gérer une spécificité bien bruxelloise. L'UE est sans doute le cas unique d'une machine à négocier de façon permanente et pour cela des règles du jeu claires et bien maîtrisées sont nécessaires.
En fait, nous a-t-on affirmé aussi bien au Conseil qu'au Berlaymont, s'il y a une ligne de partage elle est, plus, entre ceux qui ont l'expérience des affaires européennes et ceux qui débarquent notamment du privé ou du monde universitaire. On est invité à convenir que la différence de taille des administrations, la slovène et l'européenne, impose une adaptation que le temps aidera à acquérir.
Une bonne part des Slovènes interrogés font valoir cependant une déjà longue pratique des affaires européennes, en particulier au sein de la Représentation permanente. D'autres indiquent qu'ils ont eu depuis Ljubljana l'expérience d'un contact de travail fréquent avec les structures communautaires. Ils assurent avoir suivi au jour le jour les évolutions des institutions et des dossiers… grâce notamment à l'Agence Europe “toujours lue avec attention”, nous a-t-on affirmé.
La faible visibilité des Slovènes tiendrait peut être aussi au fait qu'ils ne se distinguent pas par l'usage fréquent d'une langue peu connue, sinon... maltraitée. Une des appréhensions, à la veille de la période de la présidence, serait de voir les noms et les prénoms « massacrés » à défaut de bien les prononcer. Le recours à la « stešica » - le « petit v renversé sur les lettres š, è ou ž» - ne facilite pas l'exercice. Simple pourtant, explique un chef d'unité « linguistique ». Il faudrait les prononcer, respectivement comme un 'she' (à l'anglaise), un 'tche' et un 'dje ». Sans oublier le 'j', à prononcer à l'allemande et non à l'espagnole et le “c” qui se dit s. La précision est à noter, pour bien commencer 2008, année du dialogue interculturel qui figure parmi les priorités de la nouvelle présidence. Plus sérieusement, l'usage de la langue demeure limité aux échanges avec l'administration nationale ou au sein du cabinet Potoènik, à la Commission. Sinon, le recours à l'anglais est le plus fréquent, l'allemand ensuite et, en troisième, ce sont l'italien et le français.
Pour les Slovènes, comme pour les autres nouveaux arrivants, les contingents de fonctionnaires se renforcent peu à peu. La Commission a précisé, le 26 juin dernier, ses objectifs et ouvert la voie au recrutement pour les ressortissants des douze nouveaux Etats membres, que ce soit pour combler des vides dans la haute hiérarchie ou dans les services. Pour la Slovénie, 149 personnes au total sont attendues à bref délai. Les procédures sont en cours.
« Dans l'ensemble, les recrutements UE-10 sont très satisfaisants », indique la Commission, « au 1er mai 2007, 2.520 ressortissants des nouveaux États membres (fonctionnaires et agents temporaires) avaient été recrutés. Cela représente déjà 90,4% de l'objectif de recrutement ambitieux fixé pour 2004-2007, à savoir 2.790» personnes.
En l'état, pour la Slovénie, il n'existe qu'un seul directeur général adjoint, Zoran Stanèiè. Il était au départ pressenti pour occuper le fauteuil de DG dans la recherche, le même dossier que le Commissaire de sa nationalité. Ce qui est contraire aux usages. Spécialisé, il est resté à la Recherche mais au poste d'adjoint.
Il est trop tôt pour faire un constat qui vaille la peine d'être cité, explique un fonctionnaire. « Petit à petit, les choses changent, nous prenons place graduellement. 3 ans, c'est relativement court», souligne-t-il.
Il reste aussi à observer la vie du « village ». L'activité collective y est axée sur la proximité de langue, de culture et de cuisine et elle s'organise au fur et à mesure des arrivées. Des couples binationaux se forment… une « banalisation » en somme dans cette constellation ethnique qu'est désormais Bruxelles et les Slovènes, comme leurs collègues de toutes les autres nationalités, mêlent allègrement le « cosmopolitisme » européen et les traditions du pays. Mais les écoliers slovènes n'ont pas encore leur classe à l'école européenne. L'enseignement général est dispensé en anglais sauf pour les cours spécifiques de langue.
Pour les rapports hors bureaux, quelques concerts mais surtout l'activité sportive rapprochent les membres de la petite communauté et leurs proches et amis. Le Commissaire ne raterait que rarement le rendez vous du mardi, à l'école militaire, près du Parc du Cinquantenaire, pour les entraînements de l'équipe « nationale » slovène de volley-ball. Mais il ne participe presque jamais aux compétitions contre les autres équipes «nationales » de fonctionnaires.
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LES SLOVENES DANS LES INSTITUTIONS
Commissaire européen:
Dr. Janez Potoènik, commissaire européen, chargé de la Recherche et de la Science
Matjaž Malgaj, membre du cabinet Potoènik
Vesna Valant, membre du cabinet Potoènik
Commission européenne (services):
Zoran Stanèiè, directeur général adjoint DG Recherche
Marjeta Jager, directrice. DG énergie et transport (Securité et Protection des personnes).
Filip Majcen, directeur. DG traduction. Services transversaux.
Žiga Bahovec, chef de l'Unité. DG société de l'information et médias. Aspects juridiques
155 Fonctionnaires (97 femmes, 58 hommes)
Conseil des ministres
Ivan Bizjak, directeur général. DG Justice et Affaires intérieures.
Boštjan Šporar, chef d'Unité. Service linguistique.
Parlement européen
7 Députés européens
Alojz PETERLE (PPE-DE) Nova Slovenija
Membre
Commission des affaires étrangères
Sous-commission "droits de l'homme"
Délégation pour les relations avec les pays de l'Asie du Sud-Est et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE)
Mihael BREJC (PPE-DE) vice-président du parti social-démocrate de Slovénie (SDS)
Commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures
Sous-commission "sécurité et défense"
Délégation pour les relations avec l'Afrique du Sud
Romana JORDAN CIZELJ (PPE-DE) Slovenska demokratska stranka
Vice-présidente
Commission du développement
Membre
Commission de l'industrie, de la recherche et de l'énergie
Commission temporaire sur le changement climatique
Délégation pour les relations avec les États-Unis
Ljudmila NOVAK (PPE-DE) Nova Slovenija
Membre
Commission de la culture et de l'éducation
Délégation à l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE
Borut PAHOR (PSE) Socialni demokrati
Vice-président
Délégation à la commission parlementaire mixte UE-Croatie
Membre
Commission du contrôle budgétaire
Commission des affaires constitutionnelles
Mojca DRÈAR MURKO (ADLE) LDS (Liberalna Demokracija Slovenije - Présidente du tribunal d'honneur de l'Association des journalistes de Slovénie (1974-1976).
Membre
Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire
Délégation à la commission parlementaire mixte UE-Ancienne République yougoslave de Macédoine
Jelko KACIN (ADLE) Liberalna Demokracija Slovenije
Vice-président
Délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Moldavie
Membre
Commission des affaires étrangères
Parlement (services)
Ciril Štokelj, directeur adjoint du cabinet du président
Administration (SG) 24 fonctionnaires, y compris services linguistiques, 27 assistants administratifs
Agents temporaires, 27
Groupes politiques, 28 administrateurs, 3 assistants administratifs
Cour de Justice
Marko Ilešiè, Juge
Verica Trstenjak, avocate générale
46 fonctionnaires (dont 31 administrateurs)
Tribunal de 1ère instance
Miro Prek
Comité des Régions
Irena Majcen chef de la délégation slovène (Maire de Slovenska Bistrica)
Ale Cerin (PPE) maire adjoint de Ljubljana
Anton Smolnikar (PSE) maire de Kamnik
Franci Rokavec (PPE) président du Conseil muncipal de Litija
JasminaVidmar (ALDE) Conseil muncipal de Maribor
Membres suppléants: : Anton Štihec (maire de Murska);Jure Megliè (maire adjoint de Tržiè);Štefan Èelan (maire de Ptuj);Siniša Germovšek (membre du conseil municipal de Bovec);Blaž Milavec (maire de Sodražica);Branko Ledinek (maire de Raèe-Fram);Breda Škrjanec (membre du conseil municipal de Grosuplje).
Banque Européenne d'Investissement
Conseil des Gouverneurs: Andrej BAJUK
5 fonctionnaires/experts.
Conseil économique et social
6 fonctionnaires.
3 agents temporaires/contractuels.
FICHE PRATIQUE
Ambassadeur Représentant Permanent: Igor Senèar
Rue du Commerce 44 1000 Bruxelles +32 2 213 63 00 Fax: +32 2213 63 01. spbr@gov.si. http: //brussels.representation.si
Porte parole de la présidence de l'UE: http://www.eu2008.si
- Anže Logar Spokesperson of the Slovenian EU Council Presidency in Ljubljana
- Phone: +386 1 478 26 30 Mobile: +386 51 608 331 E-mail: anze.logar@gov.si
- Maja Kocijanèiè (Creper II)
- Phone: +32 2 213 64 25 Mobile: +32 499 69 67 34 E-mail: maja.kocijancic@gov.si
- Dragan Barbutovski (Coreper I)
- Phone: +32 2 213 64 71 Mobile: +32 499 69 67 31 E-mail: dragan.barbutovski@gov.si
- Tinca Štokojnik (Contacts Presse) Phone: +32 2 213 64 36 Mobile: +32 499 69 67 38 E-mail: tinca.stokojnik@gov.si
- Vesna Zadnik (Pages Web) Phone: +32 2 213 64 38 Mobile: +32 499 69 67 53 E-mail: vesna.zadnik@gov.si
- Le Conseil des ministres: http: //http://www.consilium.europa.eu/cms3_fo/showPage.ASP?lang=fr
Porte parole de ministères
Portail du gouvernement: http://www.gov.si , http: //http://www.vlada.si/index.php?lng=eng information officielle http://www.slovenia.si
Ministère des affaires étrangères: Jakob Štunf Mobile: +386 51 675 212 E-mail: jakob.stunf@gov.si http: //http://www.mzz.gov.si/index.php
Office des Affaires européennes: Helena Vodušek Mobile: +386 41 755 969
E-mail: helena.vodusek@gov.si - http://www.svez.gov.si/en/ et http://www.svez.gov.si/en/newsroom/
Ministère de l'Economie: Alja Tihle Mobile: +386 51 370 013 E-mail: alja.tihle@gov.si
Ministère de la Croissance: Eldina Knez Mobile: +386 51 676 433. E-mail: eldina.knez@gov.si
Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation et des forêts: Jernej Kovaè Mobile: +386 51 680 238 E-mail: jernej.kovac@gov.si
Ministère du Transport: Liza Poljak Mobile: +386 51 691 542 E-mail: liza.poljak@gov.si
Ministère de la Communication: http: //http://www.ukom.gov.si/slo/
Information officielle: http://www.ukom.gov.si/eng/slovenia/publications/slovenia-news/.
L'UE en Slovénie
Commission européenne: Mihela Zupanèiè
Contact Press: Tina Vonèina Mobile: +386 41 750 255 E-mail: tina.voncina@ec.europa.eu
Parlement européen: Nataša Goršek Mencin +386 1 252 88 30 Fax: +386 1 252 88 40 E- mail: epljubljana@europarl.europa.eu Internet: http://www.europarl.si Press Officer: Maja Kezunoviè Krašek + 386 1 252 88 42 maja.kezunovickrasek @europarl.europa.eu
Divers
Liens utiles: http://www.ukom.gov.si/eng/slovenia/useful-links/
Assemblée nationale: http://www.dz-rs.si/index.php?id=69
ONG: http://www.predsedovanje.si/index.php?lang=en
Développement et coopération: http://www.predsedovanje.si/en/development-cooperation/3.html
ONG - Dialogue interculturel: http://www.predsedovanje.si/en/medkulturni-dialog/3.html
ONG - Changement climatique et énergie: http://www.predsedovanje.si/en/podnebje-in-energetika/2.html
ONG - Egalité hommes/femmes: http://www.predsedovanje.si/en/enakost-spolov/2.html
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