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Bulletin Quotidien Europe N° 9571
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/mediterranee

« l'appel de Rome » pour la création d'une Union méditerranéenne lancé jeudi par MM. Sarkozy, Prodi et Zapatero

Rome/Bruxelles, 21/12/2007 (Agence Europe) - Nicolas Sarkozy, Romano Prodi et José Luis Zapatero, réunis jeudi 20 décembre dans la capitale italienne, ont lancé « l'appel de Rome » qui appelle à la création d'une Union méditerranéenne (UM) regroupant les Etats des deux rives et un « sommet » aura lieu le 13 juillet prochain à Paris durant la période de Présidence française de l'UE et non en juin comme annoncé initialement.

Lors d'une conférence de presse commune, le président français et les Premiers ministres italien et espagnol ont tenu à placer cette vision d'une union politique apportant « la paix et le développement » entre les deux rives de la Méditerranée dans l'esprit ayant présidé au Traité de Rome de 1957 qui a donné naissance à la Commission européenne. « Convaincus du fait que la Méditerranée, creuset de culture et de civilisation, doit reprendre son rôle de zone de paix, de prospérité, de tolérance », (ils) indiquent dans l' « appel de Rome » s'être réunis « pour réfléchir ensemble aux lignes directrices du projet d'Union pour la Méditerranée ». L'union « aura pour vocation de réunir Europe et Afrique autour des pays riverains de la Méditerranée et d'instituer un partenariat sur un pied d'égalité entre les pays du pourtour méditerranéen ». Elle sera « le coeur et le moteur de la coopération en Méditerranée et pour la Méditerranée » et visera à « rendre plus claires et visibles les actions que les différentes institutions développent en faveur de la Méditerranée », précise l'appel. Cette nouvelle Union n'a pas « vocation à se substituer » aux procédures de coopération et de dialogue qui existent déjà en Méditerranée, mais « à les compléter, leur donner une impulsion supplémentaire », est-il souligné. L'UM « n'interfèrera ni dans le processus de stabilisation et d'association pour les pays concernés, ni dans le processus de négociation en cours entre l'Union européenne et la Croatie, d'une part, entre l'UE et la Turquie, d'autre part ».

Selon le président français, cité par radio Vatican où il était en visite officielle et où il a rappelé le devoir de souligner les racines chrétiennes de l'Europe, « l'avenir se joue en Méditerranée », pour la France et pour l'Europe. Evoquant le "charbon et l'acier" et le besoin de paix et de stabilité qui motivèrent la création de l'Europe unie, les peuples de la Méditerranéenne ont, a-t-il dit, le droit de s'unir pour la paix, le développement et l'environnement. C'est en Méditérranée que sera « la meilleure des paix ou la pire des guerres ». Tous les pays riverains ont vocation à en faire partie, dont la Turquie. C'est un « grand peuple mais qui n'est pas en Europe », a-t-il déclaré. (F.B.)

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