Bruxelles, 20/12/2007 (Agence Europe) - Le revenu réel agricole par actif a progressé en 2007 de 4,7% dans les 27 Etats membres de l'UE, après une croissance de 3,9% en 2006, selon les estimations publiées jeudi 20 décembre par Eurostat, l'Office statistique des Communautés européennes. Cette augmentation de 4,7% résulte d'une croissance du revenu agricole réel (+2,6%) ainsi que d'une réduction de la main-d'œuvre agricole (-1,9%). La croissance du revenu agricole réel de l'UE27 en 2007 est elle-même le résultat: - d'une hausse de la production agricole (+4,6%) aux prix à la production en valeur réelle; - d'une augmentation des coûts des intrants (+5,3%) et d'une stabilité des amortissements, en termes réels; - et d'une baisse de la valeur réelle des subventions nettes d'impôts (-3,1%).
Les croissances les plus fortes du revenu agricole réel par actif ont été observées en Lituanie (+58,5%), en République tchèque (+20,6%), en Estonie (+19,4%) et au Luxembourg (+16,2%). Les baisses les plus importantes ont été relevées en Bulgarie (-18,6%), en Roumanie (-16,1%) et au Portugal (-5,8%).
La production agricole de l'UE27 a progressé de 4,6% en 2007 en raison de la hausse de 8,6% de la valeur de la production végétale (dont +45,4% rien que pour les céréales, alors que des baisses ont concerné surtout l'huile d'olive et la betterave à sucre).
La valeur de production animale est restée presque stable (+0,5%). La hausse de la valeur réelle de la production de lait est due à l'augmentation des prix (+7,8%), tandis que les volumes de production sont restés pratiquement stables (-0,3%). La hausse de la production porcine en volume (+4,3%) a été plus que compensée par la chute des prix (-12,3%). Dans le cas de la volaille, des hausses ont été observées à la fois pour les volumes de production (+2,9%) et les prix à la production (+7,8%).
Le coût des intrants (consommations intermédiaires) a progressé de 5,3%, principalement en raison d'une forte hausse du prix des aliments des animaux (+13,9%), elle-même conséquence des prix plus élevés de la production végétale. La baisse du coût de l'énergie (-2,8%) est à la fois le résultat d'une réduction des volumes (-1,7%) et des prix (-1,1%). (L.C.)