Bruxelles, 13/11/2007 (Agence Europe) - Il y a très peu d'éléments nouveaux à ajouter aux communications que nous avons faites précédemment, a constaté, lundi 12 novembre, Jean-Claude Juncker à propos de la politique de change, se contentant de répéter la déclaration habituelle du G7: les taux de change doivent refléter les fondamentaux économiques et les mouvements erratiques sont peu souhaitables pour la croissance. A l'approche du déplacement conjoint de MM. Juncker, Trichet et Almunia en Chine (le 27 novembre prochain), le message qui sera présenté aux autorités chinoises se précise mais pas explicitement. « Il y a de très bonnes raisons pour que l'Europe et la Chine procèdent à un dialogue macroéconomique structuré et permanent », a souligné après la réunion le président de l'Eurogroupe, qui s'est voulu prudent sur les résultats à attendre de ce voyage « important ». Nous n'allons pas en Chine pour « donner des leçons » mais pour mieux expliquer, débattre de l'évolution des économies européenne et chinoise et « il est évident que bien sûr nous parlerons des politiques de change », a indiqué M. Juncker se refusant à plus de précisions sur la teneur exacte du message. Moins avare en commentaires et bravant la discipline verbale à laquelle le président de l'Eurogroupe invite les ministres de la zone euro, la Française Christine Lagarde a estimé « qu'une réévaluation du yuan ferait probablement du bien à tout le monde ». Lors d'une conférence de presse séparée elle a ajouté: « Nous avons ensemble convenu qu'il était probablement tout à fait utile pour tout un chacun, y compris pour les Chinois, d'observer une réorientation de la croissance chinoise vers le marché domestique, accompagnée d'une réévaluation du yuan ». (A.B.)