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Bulletin Quotidien Europe N° 9542
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/eurogroupe

Une croissance en baisse et un ralentissement de l'effort d'assainissement des finances publiques sont attendus en 2008

Bruxelles, 13/11/2007 (Agence Europe) - « Nous partageons dans son entièreté sauf à y apporter quelques nuances plutôt locales » les prévisions économiques publiées vendredi dernier par la Commission européenne (EUROPE n° 9540), a indiqué Jean-Claude Juncker lundi 12 novembre à l'issue de la réunion de l'Eurogroupe qu'il présidait. Comme le souligne la Commission, « il y aura un léger recul de la croissance » dans la zone euro en 2008 (de 2,6% cette année, elle devrait retomber à 2,2% l'année prochaine), a-t-il estimé devant la presse. Ce ralentissement de la croissance est le fruit des turbulences sur les marchés financiers dont l'ampleur et la durée ne sont pas encore connues et qui s'ajoute aux incertitudes majeures que sont la hausse des prix du pétrole et des produits alimentaires. Face à la récente flambée des prix pétroliers, « qui nous inquiète et qui n'est pas faite pour donner plus de tonus à la croissance économique », les ministres des Finances de la zone euro ont rappelé leur déclaration adoptée à Manchester en septembre 2005 (EUROPE n° 9025) appelant à éviter toute distorsion fiscale. « Dans les marchés pétroliers, il y a une absence de transparence évidente » et une « bonne dose de spéculation » dans la formation des prix, a aussi réaffirmé M. Juncker.

Au plan budgétaire, « il y a eu en 2006 et 2007 une nette amélioration de nos finances publiques », s'est félicité M. Juncker, qui regrette que, dans tous les pays, toutes les leçons n'aient pas été tirées des mauvaises expériences passées. Si les prévisions de la Commission se matérialisent, l'Italie et le Portugal verront en effet leurs procédures pour déficit excessif abrogées au printemps prochain, mais un ralentissement de l'ajustement structurel sur l'ensemble de la zone euro en 2008 se dessine. Or, tous les Etats membres doivent avoir atteint leur objectif à moyen terme au plus tard en 2010, « cette décision n'a pas encore été changée et elle restera ce qu'elle est », a-t-il martelé.

« Certains ministres sont plus optimistes que la Commission », a reconnu Joaquín Almunia. Au lieu d'enregistrer un déficit, comme le prévoient les prévisions de la Commission, Chypre s'attend ainsi à « un excédent important », a notamment observé le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. Si vous prenez les prévisions pour 2008 et 2009 et les comparez à l'objectif à moyen terme (OMT), trois catégories se distinguent, a-t-il encore rappelé. Celle des bons élèves se situant à l'OMT ou au-delà (Irlande, Espagne, Luxembourg, Pays-Bas, Finlande et Allemagne), celle de ceux qui se rapprochent de l'OMT (Chypre, Autriche, Slovénie et Belgique) et celle dont les pays en sont encore éloignés (Portugal, Malte, Italie, France et Grèce).

La Grèce est même le seul pays prévoyant pour l'année prochaine un ajustement de 0,5% du PIB, comme le requièrent les engagements du Pacte de stabilité et de croissance (PSC). Jugeant les prévisions de la Commission « trop pessimistes », à la fois pour la croissance (2% en 2008) et le déficit (2,6% du PIB en 2008), la ministre des Finances française, Christine Lagarde, a pour sa part indiqué qu'elle s'attendait à des chiffres positifs pour la croissance au troisième trimestre, supérieurs aux 0,7% attendus par la Commission. (A.B.)

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