Bruxelles, 03/10/2007 (Agence Europe) - BusinessEurope s'inquiète de l'évolution actuelle des taux de change et appelle le président de l'Eurogroupe à faire entendre la voix politique de la zone euro sur la scène internationale. L'euro dépassant le seuil de 1,40 dollar et s'appréciant face au yuan chinois et au yen japonais, « le taux de change de l'euro a atteint un niveau douloureux pour les entreprises européennes », explique Ernest-Antoine Seillière, dans une lettre adressée mardi 2 octobre à Jean-Claude Juncker. Le temps n'est pas à la passivité insiste le président de BusinessEurope, qui souhaite qu'une position commune, partagée par tous les membres européens du G7, se dégage et soit présentée dans le cadre d'un « dialogue actif et sincère avec nos partenaires, en particulier les Etats-Unis, le Japon et la Chine ». Le prochain Sommet du G7 à Washington, les 20 et 21 octobre prochains (en marge des réunions annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale), constitue « une opportunité unique de soulever ces questions avec force et de proclamer que l'euro ne peut être la variable d'ajustement pour réduire le déficit extérieur américain face à des régimes de changes inflexibles dans d'autres partie du monde », poursuit M. Seillière. Le moment est venu de « faire entendre votre voix et de défendre les intérêts de la zone euro », lance-t-il ainsi à M. Juncker.
Dans un contexte d'incertitude des marchés financiers, la volatilité des taux de change et le risque d'appréciation accrue de la monnaie européenne devraient figurer en tête des préoccupations de la Banque centrale européenne (BCE), souligne aussi BusinessEurope, en demandant au Conseil des gouverneurs de la BCE, qui se prononcera ce jeudi 4 octobre sur les taux d'intérêt, de rester « pragmatique ». (ab)