Bruxelles, 03/10/2007 (Agence Europe) - Le commissaire européen à la Justice Franco Frattini a appelé, mardi 2 octobre, les Etats membres de l'UE à imposer aux délinquants pédophiles un traitement médical à leur sortie de prison s'ils sont considérés par les experts comme potentiellement récidivistes. Lors d'une réunion des ministres de la Justice à Lisbonne, « l'Espagne, la France et d'autres ont souligné la nécessité de continuer à suivre médicalement ces criminels après la prison, au lieu de les libérer simplement », a-t-il dit, estimant qu'il fallait encourager les pays à garantir une « thérapie appropriée » vis-à-vis des criminels susceptibles d'être dangereux pour les enfants. « Je dois protéger les enfants avant les criminels », a lancé
M. Frattini, qui a toutefois reconnu que la compétence pour proposer ce type de législation revenait aux seuls Etats membres. En France, suite à une affaire de récidive, le président Nicolas Sarkozy a annoncé une réforme prévoyant que les délinquants sexuels ne sortiront de prison qu'une fois leur peine exécutée et après examen de leur dangerosité par un collège de médecins, ceux jugés dangereux devant rejoindre un hôpital fermé. Dans une étude publiée en septembre 2007 sur les Etats-Unis, l'organisation américaine Human Rights Watch affirme cependant « que les trois quarts des délinquants sexuels ne récidivent pas et que la plupart des délits ou crimes sexuels ne sont pas commis par des récidivistes ». (bc)