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Bulletin Quotidien Europe N° 9515
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/cese/cig

L'implication de la société civile dans le processus de réforme du traité est vitale

Bruxelles, 03/10/2007 (Agence Europe) - La société civile doit être consultée durant tout le processus de révision du traité. Tel est le message qu'ont envoyé à la Présidence portugaise de l'UE et à la CIG les quelque 200 participants à la conférence sur la CIG 2007, organisée par le Comité économique et social européen (CESE) les 27 et 28 septembre à Bruxelles (voir EUROPE n° 9493).

A l'ouverture des travaux, le président du CESE, Dimitris Dimitriadis, a fortement critiqué le fait que la CIG n'ait pas donné l'occasion d'un débat «transparent et élargi » en consultant la société civile organisée « pour imprimer un vrai élan au processus de réforme du traité ».

Le président du Comité des Régions (CdR) Michel Delebarre a reconnu que son sentiment était « mitigé » face au projet de traité simplifié. Si, M. Delebarre, est satisfait que celui-ci maintienne les avancées du traité constitutionnel obtenues par les villes et les régions, il affirme toutefois que le texte n'est pas plus simple que celui du traité constitutionnel. Le traité simplifié « ne marque pas la fin de l'histoire de l'intégration européenne. C'est le pire des traités à l'exception de tous les autres », a commenté le président Delebarre, en faisant référence à la célèbre phrase de Winston Churchill. Toutefois, le président a appelé à « dire oui au traité », convaincu qu' « il ouvre la perspective de pouvoir relancer une Europe plus concrète, plus sociale et plus politique, pour autant que les gouvernements en place en aient la volonté ». Michel Delebarre a lancé un appel « à toutes les institutions de l'Union » afin qu'elles se mobilisent « dans cette phase décisive et soutiennent la Présidence portugaise dans la recherche d'un accord lors du prochain Sommet informel de Lisbonne, les 18 et 19 octobre ». Pour Michel Delebarre, le processus de ratification doit être engagé au plus vite pour que le nouveau traité puisse entrer en vigueur avant les élections européennes de juin 2009. « Vis-à-vis des citoyens, il s'agit là d'un enjeu de crédibilité démocratique pour le futur scrutin européen », a conclu le président Delebarre.

Manuel Lobo Antunes, secrétaire d'Etat portugais aux Affaires européennes, a déclaré qu' « il est de notre devoir de consulter la société civile et c'est votre droit d'être consultés ». Enrique Baron Crespo, l'un des trois représentants du Parlement européen à la CIG, a souligné l'importance de la Charte des droits sociaux fondamentaux, laquelle « ne doit pas être édulcorée pour devenir une simple déclaration, mais constituer un document à part entière en tant que Charte ».

Lors de la présentation des conclusions des ateliers, le président du groupe des employeurs du CESE, Henri Malosse, a averti que l'Europe est aujourd'hui construite sans légitimité démocratique. Son homologue du groupe des activités diverses, Staffan Nilsson, a posé la question de savoir « où y a-t-il une place pour que les jeunes puissent participer à la démocratie ? ». Enfin, le président du groupe des travailleurs, Mario Sepi, a insisté sur la nécessité d'une plus grande transparence et a fortement critiqué le fait que la Charte des droits fondamentaux ne soit pas incluse dans le traité. En conclusion des travaux, la vice-présidente du CESE, Jillian van Turnhout, a appelé la société civile de tous les Etats membres de l'UE à expliquer aux citoyens le vrai rôle de l'Europe. (gb)

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