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Bulletin Quotidien Europe N° 9515
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/education

Les réformes en matière d'éducation et de formation sont trop lentes et menacent la compétitivité européenne à long terme

Bruxelles, 03/10/2007 (Agence Europe) - Les Etats membres ont poursuivi sur la voie de l'amélioration en 2006 mais les progrès réalisés restent toujours insuffisants par rapport aux objectifs fixés en matière d'éducation et de formation dans la stratégie de Lisbonne. Telle est la conclusion du quatrième rapport annuel de progrès de la Commission européenne publié mercredi 3 octobre, qui a analysé les avancées réalisées par chacun des Vingt-sept, à la lumière des cinq critères de référence qu'ils se sont fixés conjointement pour 2010.

1) Abandon précoce du système scolaire: Objectif: réduire de 10% les abandons scolaires par les jeunes âgés de 18 à 24 ans (niveau de départ en 2000: 17,6%). L'an dernier, quelque six millions de jeunes ont abandonné leurs études trop tôt dans l'Union européenne, ramenant la moyenne à 15,3%. Le chiffre devrait baisser de deux millions pour que soit respecté le critère de référence. Les pays qui ont réalisé les meilleures performances en 2006 sont la République tchèque (5,5%), la Pologne (5,6%) et la Slovaquie (6,4%).

2) Taux d'achèvement du second cycle de l'enseignement secondaire: Objectif: atteindre un taux de 85% (niveau de départ en 2000: 76,6%). Pour ce faire, il faudrait que deux millions de jeunes âgés de 20 à 24 ans parviennent à ce niveau d'enseignement. Ici encore, la Commission ne constate qu'un léger progrès en 2006 (77,8%). Les Etats membres les plus performants sont une nouvelle fois la République tchèque (91,8%), la Pologne (91,7%) et la Slovaquie (91,5%).

3) Diplômés des filières mathématiques, scientifiques et technologiques: Objectif: augmenter le nombre des étudiants de 15% dans ces filières. Il s'agit du seul objectif déjà atteint avec une augmentation de 170.000 diplômés depuis 2000. Si les tendances se maintiennent, plus d'un million d'étudiants obtiendront en 2010 un diplôme de type mathématique, scientifique ou technologique alors que le nombre actuel (2005) de diplômés est de 860.000 par an. Ces niveaux sont déjà supérieurs au critère de référence. Seul bémol: seulement 31,2% des étudiants sont des filles. Les pays affichant le plus grand nombre de diplômés par millier de jeunes (20-29 ans) sont l'Irlande (24,5), la France (22,5) et la Lituanie (18,9). Les meilleures performances l'an dernier ont été réalisées par la Slovaquie (14,7%), la Pologne (12,1%) et le Portugal (13,1%).

4) Participation des adultes aux activités d'éducation et de formation tout au long de la vie: Objectif: arriver à un taux de participation de 12,5% (niveau en 2000: 7,1%). Pour que le critère de référence soit atteint, il faudrait que huit millions d'adultes supplémentaires participent à une telle activité pendant une période de quatre semaines en 2010. Les progrès réalisés en 2006 sont insuffisants, avec un taux de 9,6%. Les pays ayant réalisé les meilleures performances l'an dernier sont la Suède (32,1% en 2005), le Danemark (29,2%) et le Royaume-Uni (26,6%).

5) Aptitude à la lecture des jeunes de 15 ans: Objectif: réduire de 20% le nombre de jeunes ayant des difficultés dans la lecture (niveau en 2000: 19,4%). Quasi aucun progrès réalisé en 2003 (derniers chiffres disponibles) avec un taux de 19,8%: à l'heure actuelle, environ un élève de 15 ans sur cinq lit de manière médiocre. Pour que le critère de référence soit atteint, 200.000 élèves supplémentaires devraient améliorer leur niveau de lecture. Les meilleures performances sont actuellement réalisées par la Finlande (5,7%), l'Irlande (11%) et les Pays-Bas (11,5%).

Le rapport souligne encore qu'en dehors de ces cinq critères de référence, d'autres indicateurs montrent la nécessité d'accélérer les réformes dans l'éducation. Ainsi, la plupart des élèves n'apprennent pas encore deux langues étrangères dès leur jeune âge, comme cela a été fixé par le Conseil européen de Barcelone en 2002. Actuellement (données de 2003), le nombre moyen de langues étrangères enseignées à chaque élève est à peine de 1,4 langue dans le cycle inférieur et 1,5 langue dans le cycle supérieur de l'enseignement secondaire général. Par ailleurs, le financement et l'efficacité des systèmes d'éducation restent très préoccupants. Il ressort de plusieurs études que le secteur où une augmentation de l'investissement serait la plus efficace est celui de l'enseignement préprimaire. L'objectif est d'atteindre 90% de participation en 2010. Les meilleurs élèves actuels sont la France, la Belgique, l'Espagne et l'Italie, où le taux est proche de 100%. D'autre part, en ce qui concerne l'enseignement supérieur, si l'investissement public a augmenté en proportion du PIB, depuis l'adoption de la stratégie de Lisbonne, de 4,7% à 5,1%, il s'est ralenti ces dernières années et l'UE devrait actuellement investir plus du double du montant qu'elle investit actuellement par étudiant (soit une augmentation d'environ 10.000 euros par an) pour égaler le niveau dépensé par les Etats-Unis. La quasi-totalité de l'investissement manquant devrait provenir du secteur privé. « Les Etats membres doivent redoubler d'efforts pour faire en sorte que l'éducation et la formation européennes relèvent les défis du 21ème siècle. Le message adressé aux décideurs publics des Etats membres est clair: nous devons investir plus efficacement dans notre capital humain », a commenté Jan Figel, commissaire chargé notamment de l'éducation et de la formation. Le rapport est disponible sur: http: //ec.europa.eu./education/progressreport_en.html (il)

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