Bruxelles, 27/09/2007 (Agence Europe) - Jacques Barrot, le vice-président de la Commission européenne chargé des Transports, a réaffirmé, mardi 25 septembre, que la Commission n'ouvrirait pas le chapitre de négociations relatif aux transports, tant que la Turquie ne lèverait pas l'embargo imposé aux navires chypriotes.
«Je suis resté très ferme (lors de la conférence maritime de Limassol, à Chypre, qui s'est ouverte lundi 24 septembre - NDLR) sur l'impossibilité d'ouvrir le chapitre 'transports' tant qu'il y aurait l'embargo », a-t-il déclaré lors de la conférence de presse donnée mardi à l'occasion de la publication du Livre vert sur la mobilité urbaine. S'exprimant lundi à la cérémonie d'ouverture de la conférence « Maritime Cyprus 2007 », le commissaire a, par ailleurs, affirmé que l'embargo turc n'était pas uniquement une affaire chypriote mais une affaire concernant toute l'UE. « La flotte de l'UE en général et la flotte chypriote en particulier doivent faire face à ce handicap qu'est l'accès aux ports turcs », a-t-il constaté en rassurant par la suite qu'il mettrait « tous ses efforts pour résoudre ce problème » qui n'est « pas uniquement un problème pour Chypre mais aussi le problème de la Turquie ». Depuis 1987, la Turquie interdit en effet aux navires battant pavillon chypriote d'entrer dans ses ports. Le Collège des Commissaires a décidé, en décembre dernier, de freiner les négociations d'adhésion avec la Turquie sur huit chapitres, notamment dans le domaine des transports publics (chapitre 4) et de ne clore aucun des autres chapitres restants jusqu'à ce qu'Ankara se conforme à ses obligations en matière d'union douanière (voir EUROPE n° 9317). (aby)