Bruxelles, 11/07/2007 (Agence Europe) - La Commission a officiellement adopté mercredi un livre vert marquant ainsi le lancement d'une vaste consultation sur la préparation à la menace biologique dans l'Union européenne. Les Commissaires à la Sécurité Franco Frattini et à la Santé Markos Kyprianou sont venus présenter à la presse leur projet qui ouvre une période de consultation devant se terminer le 1er octobre 2007. Les détails du Livre vert, dont le but est de formuler des réponses susceptibles de réduire les risques biologiques et de renforcer les capacités de préparation et de réaction, avaient déjà été présentés par EUROPE dans son édition du 10 juillet (EUROPE n°9464). « Même si le risque est statistiquement faible (…) Nous prenons avec beaucoup de sérieux le risque biologique », a indiqué M. Frattini. Le Commissaire a notamment expliqué que l'intention de la Commission était de susciter une coopération accrue en matière d'échange d'informations et de mise en commun des ressources, sans pour autant créer de nouvelles structures. Pour y arriver, il faut impliquer dans tous les Etats membres les représentants du secteur public et du secteur privé, a-t-il dit. « Nous devons de manière continue discuter avec le secteur de la recherche, les autorités publiques, le secteur de la sécurité, les services de renseignement et tous ceux qui sont susceptibles d'apporter des réponses en premier, comme par exemple la protection civile en cas d'attaque terroriste biologique », a affirmé le Commissaire, mettant en avant l'idée d'un « Réseau bio européen » (European Bio Network). M. Frattini a en outre fait savoir que la Commission avait l'intention de poursuivre une approche similaire concernant les « risques radiologiques » et qu'un document pourrait voir le jour dans ce domaine d'ici quelques mois. De son côté, le Commissaire Kyprianou a rappelé que ce livre vert suit une approche qui tient compte de tous les risques biologiques - « préparation générique » - aussi bien en cas d'attaques terroristes, qui peuvent se produire simultanément dans des lieux différents, qu'en cas de disséminations accidentelle et naturelle d'agents de maladies ou de germes pathogènes. Les réponses qui seront élaborées viseront à protéger tant « la santé publique, la santé animale et végétale, que l'ensemble de la chaîne alimentaire » et à prévenir d'éventuels « effets dévastateurs pour l'économie », a-t-il précisé. Le Commissaire à la Santé a souligné que des instruments législatifs existaient déjà pour certains secteurs comme la sécurité alimentaire ou la lutte contre la fraude, mais que « d'autres instruments » pourraient aussi être prévus suite à cette consultation. Ce livre vert s'adresse à un large éventail d'acteurs, tels que les autorités nationales chargées de la prévention des risques, des enquêtes et des interventions en réaction à ceux-ci, de la santé humaine, animale et végétale, des douanes, de la protection civile, ainsi que les services répressifs, l'armée, la-bio-industrie, les professionnels de l'épidémiologie et de la santé, les universités et les instituts de recherche biologique. (bc)