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Bulletin Quotidien Europe N° 9462
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/bresil

Au sommet de Lisbonne, Européens et Brésiliens affirment leur engagement en faveur de la libéralisation du commerce

Bruxelles, 05/07/2007 (Agence Europe) - Réunis à Lisbonne dans le cadre du 1er Sommet UE/Brésil (voir autre nouvelle), dirigeants européens et brésiliens ont réaffirmé leur engagement pour la libéralisation du commerce, aussi bien au plan mondial - négociations OMC du round de Doha - qu'au plan birégional - négociations pour un accord de libre-échange (ALE) entre l'UE et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela).

Le président du Conseil européen, le Portugais José Sócrates, le président de la Commission José Manuel Barroso et le président brésilien Lula da Silva ont avant tout multiplié les déclarations en faveur d'une relance des négociations de Doha désormais réduites au seul processus multilatéral à Genève depuis l'échec fin juin de la réunion du G-4 (UE, Etats-Unis, Brésil et Inde) à Potsdam. « Même si nous ne parvenons pas à un accord de rêve, nous devons obtenir un accord où les pays les plus pauvres obtiennent un petit bénéfice », a insisté Lula devant la presse à l'issue du sommet. Prêt à faire preuve de « souplesse », le président brésilien n'a néanmoins pas manqué une nouvelle fois de se faire le porte-parole du monde en développement. « Nous ne pouvons pas privilégier la libéralisation des secteurs les plus intéressants pour les pays hautement industrialisés. Nous ne pouvons pas permettre que ce cycle se termine sans qu'il y ait une réduction effective et substantielle de toutes les formes de subventions et barrières qui faussent les règles du commerce agricole. Ce sont les pays pauvres qui doivent gagner plus et ce sont les pays riches qui peuvent gagner moins », a-t-il martelé. M. Sócrates a pour sa part admis qu'un accord « dépend de la réduction des aides agricoles de la part des pays développés » et concédé « l'octroi excessif de subventions au secteur agricole aux Etats-Unis et dans certains pays européens ». Dans leur déclaration conjointe, Européens et Brésiliens affirment leur « ferme engagement à conclure rapidement le round de développement de Doha » via un « accord ambitieux et équilibré conforme aux objectifs de développement du round et qui stimule significativement des flux d'échanges en agriculture, produits manufacturés et services parmi et entre les pays développés et en développement, et promeuve des règles efficaces pour le commerce ». Plus tôt dans la journée, le commissaire au Commerce Peter Mandelson et le chef de la diplomatie brésilienne, Celso Amorim, s'étaient retrouvés en marge du sommet pour tenter de rapprocher leurs vues. Participant ensuite au Sommet des affaires UE/Brésil, M. Mandelson a reconnu la « légitimité » des exigences brésiliennes en matière de droits de douane et de subventions agricoles dans les pays développés. Le commissaire au Commerce a néanmoins rappelé qu'en tant que pays en développement avancé, le Brésil devait lui aussi « contribuer à un accord final via la création d'ouverture de marché pour les exportations de produits industriels et de services pour les pays développés et en développement ».

Le sommet a également donné l'occasion aux parties d'évaluer les conditions dans lesquelles réactiver les négociations pour un ALE UE/Mercosur embourbées depuis l'échec de Lisbonne en 2004. Dans leur déclaration finale, l'UE et le Brésil se disent « fermement engagés à conclure un accord d'association UE/Mercosur qui va approfondir les flux d'échanges et d'investissement de région à région ». (eh)

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