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Bulletin Quotidien Europe N° 9419
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/peche

Les senneurs de la Méditerranée rejettent la proposition sur le plan de reconstitution des stocks de thon rouge

Bruxelles, 03/05/2007 (Agence Europe) - L'Association européenne des thoniers senneurs de la Méditerranée a protesté, mercredi 3 mai à Bruxelles, contre les « nombreux éléments discriminatoires » contenus dans le projet de règlement sur la mise en place du plan de reconstitution des stocks de thon rouge dans l'Atlantique Est et la Méditerranée. Les ministres européens de la Pêche sont appelés à se prononcer sur cette proposition lundi 7 mai (EUROPE n° 9417).

Cette association juge « incompréhensible et inacceptable » que la Commission européenne (qui ne fait que reprendre les décisions du 26 novembre 2006 de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique: NDLR) propose des mesures « discriminatoires et incohérentes », comme les quatre poids minima de débarquement de l'espèce en fonction des engins de pêche (6,4kg, 8kg, 10kg, 30kg).

Les senneurs rappellent que le poids minimal est actuellement de 10kg en Méditerranée et que la dérogation accordée aux canneurs à 8kg « est contraire à la logique d'une gestion durable ». Ils estiment « difficile de voir la cohérence entre un plan catastrophe et la possibilité octroyée à certains segments de la flotte de capturer des juvéniles pour un stock dit au bord de l'effondrement ». L'association reproche aussi à la Commission de ne pas tenir compte des intérêts socio-économiques des senneurs et palangriers communautaires « qui sont les seuls à supporter le poids de cette restructuration ». En outre, les senneurs méditerranéens exigent de freiner le nombre croissant de madragues (mode de pêche utilisant un ensemble de filets) à l'embouchure de la Méditerranée et de limiter les possibilités de construction de nouveaux navires dans les pays tiers. Selon eux, le volet « contrôle » du plan de reconstitution « relève du harcèlement ».

Concernant les quotas, les professionnels ont demandé à maintes reprises de ne pas enlever « le pain de la bouche » aux pays riverains de la Méditerranée et de réduire plutôt les possibilités de pêche des pays non riverains, comme les pays asiatiques qui « pêchent en toute impunité et sans que le moindre contrôle ne soit effectué sur leurs activités ». L'association note que 25 palangriers de surface asiatiques d'environ 60 mètres se trouvent actuellement dans les eaux algériennes pour la campagne 2007. (lc)

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