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Bulletin Quotidien Europe N° 9419
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/asean

à Brunei, Peter Mandelson discute de l'architecture du futur accord bilatéral de libre-échange avec l'Union

Bruxelles, 03/05/2007 (Agence Europe) - L'architecture des négociations pour le futur accord bilatéral de libre-échange entre l'Union et l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (ASEAN/Birmanie, Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Vietnam) et l'épineuse question birmane devaient être au centre des discussions, en marge d'une réunion ministérielle de l'ASEAN à Brunei les 3 et 4 mai, entre le Commissaire au Commerce Peter Mandelson et ses homologues du sud-est asiatique. Les négociateurs en chef devaient tenter de trouver un compromis avec l'espoir de donner le coup d'envoi à un premier tour de table de pourparlers avant l'été et de conclure un accord dans les deux ans.

Tout en prenant en compte la sensibilité des Vingt-sept à l'égard de la question des droits de l'homme et de la répression politique en Birmanie/Myanmar, M. Mandelson devait proposer à ses homologues du sud-est asiatiques un traitement différencié pour les trois pays les moins avancés (PMA) de la zone, le Cambodge, le Laos… et la Birmanie/Myanmar en prônant un renforcement de leurs capacités avant une libéralisation plus poussée. Ainsi, selon cette formule, tout en participant aux négociations et en signant l'ALE, ces pays pourraient être exemptés des engagements acceptés par leurs sept autres partenaires. Une solution qui, bien qu'elle prenne en compte l'hétérogénéité des niveaux de développement, s'est jusqu'à présent heurtée au souhait des pays membres de l'ASEAN de négocier en bloc. « Nous allons discuter des modalités et des listes sensibles », s'est contenté d'expliquer mercredi à des journalistes, dans des propos repris par Business World, le secrétaire d'Etat philippin au Commerce Peter B. Favila.

Outre la question birmane et celle de la différenciation au sein du bloc asiatique se pose la question du format des sessions de pourparlers, à savoir si la Commission négociera avec un unique coordinateur au nom des dix pays membres ou si chaque capitale aura son propre négociateur lors des tours de table. Des modalités qui devaient également être au cœur des discussions de Brunei. Présentant, dans ce contexte, la position de l'Union, M. Mandelson devait rappeler à ses homologues que les négociations se poursuivront dans un cadre politique contraignant, les Vingt-sept étant attachés au respect par leurs partenaires d'engagements fermes en matière de démocratie et de respect des droits de l'homme. En outre, le Commissaire au Commerce devait rappeler son souhait d'inclure des dispositions « Doha + » consacrées au respect de normes sociales et environnementales dans le cadre de l'ALE avec l'ASEAN. Autant de bémols qui devraient, dans les discussions futures, compliquer davantage la tâche des négociateurs et prolonger les discussions au-delà du délai de deux années souhaité par les parties. (eh)

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