Bruxelles, 09/01/2007 (Agence Europe) - A la tête d'une importante délégation américaine, le secrétaire adjoint aux transports au département d'Etat, John Byerly, doit rencontrer, ces 10 et 11 janvier, le directeur de la Direction générale Transports de la Commission européenne, Daniel Calleja, ainsi que de nombreux représentants des Etats membres de l'UE et de l'industrie aérienne européenne, afin de relancer les négociations aériennes entre l'Union européenne et les Etats-Unis.
C'est la première rencontre entre les deux partenaires depuis que Washington a annoncé, fin décembre, le retrait de sa proposition visant à modifier la mise en œuvre de la législation américaine sur les règles de propriété et de contrôle des compagnies aériennes américaines (voir EUROPE n° 9322). Un retrait dicté par l'opposition virulente du Congrès américain, et qui a plongé les négociations dans l'impasse, les Européens ayant toujours conditionné la signature de l'accord à une telle modification.
A la veille de cette rencontre de deux jours, M. Byerly a répété, devant la presse, l'engagement des Etats-Unis à signer l'accord qui, outre les importants avantages économiques, garantirait une « stabilité » juridique aux relations aériennes entre les deux partenaires, dans la mesure où celles-ci sont actuellement régies par des accords aériens bilatéraux jugés en partie illégaux par la Cour de justice européenne. Si M. Byerly a exprimé l'espoir de pouvoir encore signer l'accord sous Présidence allemande de l'UE, il semble être venu les mains vides. Le chef des négociateurs américains a répété à plusieurs reprises que tout espoir de modifier la mise en œuvre de la législation américaine sur les règles de propriété et de contrôle des compagnies aériennes américaines était à présent envolé. « Ce n'est pas possible politiquement », a-t-il expliqué. Mais il n'a pas proposé de solutions concrètes au problème, en tous cas pas devant la presse. « Nous avons besoin d'entendre des Européens leurs propositions », a indiqué M. Byerly rejetant la balle dans le camp des Européens, alors que c'est l'opposition du Congrès américain qui a empêché les deux partenaires de signer l'accord. (hb)